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Fouchier '. « Par Dieu! » s'écrie Boson, « je ne veux pas
■ pleurer. Nous avons tous été élevés et dressas pour une telle » fin. Pas un de nous n'a eu pour père un chevalier qui soit >> mort en maisoa ni en chambre, mais en grande bataille,
■ par l'acier froid, et je ne veux pas porter le reproche [d'à- » voir fini autrement]. Mais ce qui me fait supporter p\|is » aisément ma perte, c'est qu'il y a plus de morts de leur » côté que du nôtre. »
402. Or s'en va Girart.mais la mesnie qu'il avait coutume de conduire avec lui est bien réduite. On mit le comte Bernart à Charroux, en une pauvre église, sous le seuil, où plus tard furent pUcés la couronne et un clou de Dieu *. Vous eussiez vu là mille chevaliers ayant au cou l'écu vermeil ou bleu, aucun ne l'ayant entier. Les mieux portants sont malades.... \ De part et d'autre, on est si dolent du mal éprouvé que, si le comte se plaint, le roi n'a pas à se louer.
403. Si Girart et les siens s'en vont pleurant, les barons de Charles restent dolents, car leurs amis ont péri dans la bataille. Le roi n'y eût rien gagné, n'était la terre qu'il prend à coup sûr en donnant de l'argent. Quiconque a bon château le rend au roi, et, quand Girart se présente, on le repousse. Tous ses hommes l'abandonnent, &aî les Bourguignons, ses parents.