‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 312 sur 406 · Cf · texte numérisé non relu

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es vers de Raoul de Cambrai dans le

riBui :

ArJeni Jes sales : ti fondini 11 planchigr

Li vin «pandent, s'en fiotent Ii teliur;

Li bacon ardsni. )i cbi«>.-nt li lordiiir.

l,i ïBÎns fait l« grani feu cngrclgnier ;

Fieri Mi » lors a cl m«i>lre eioichier

-Les eoverlures covint (os Irebuchier.

Eniredoui mun ot ti grant chirbonier.

liant corn puct uns liom d'un src gitici-

Ne puct nut hom v«rs It feu eprochier.

fini. Il vit la maisnie du roi entrer tout entière, et là il ât un acte plein d'audace et de témérité.

425. Le comte Girart sort par une porte, affligé de n'avoir point emporté avec lui sa femme. Don Boson laisse k l'autre porte du ch&ieau tant d'ennemis morts! Les vilains vont criant tous : « La hart ' ! » Don Boson court les frapper, son enseigne roulée [autour de la hampe], et ne croyez pas qu'il se retire avant d'avoir vu paraître en force la mesnie du roi.

426. Don Boson courut les frapper aussitôt qu'il les re* connut : il ne frappe chevalier qu'il ne lui fracasse la tête et le..,. ' jusqu'à la barbe. Il en a laissé morts vingt.... '. Les maisons et les sotiers ' font entendre des craquements tels que jamais on ne vit incendie si violent. Si Boson reste • là plus longtemps, ce seia folie. Son épée brisée, sa lance rompue, il se retira, les vêtements couverts ^e sang et tout souillés.

437. Don Boson vit entrer la mesnie du roi, massacrer les siens, occuper les remparts et les soliers, incendier les maisons du bourg. Il entendit les cris des dames; il vit la femme de Girart descendre d'un escalier. Si vous l'aviez entendue se plaindre à Dieu! Elle s'écriait à haute voix : il Girart, cher sire, jamais je ne vous verrai ceindre l'épée! » Et Boson, l'entendant, fut ému : il courut prendre la dame et la plaça devant lui.

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