Voy-.§4>i
6. Dana le roman français de Joufroi, on voit de même un cbeval continuer à courir ayant dans le léle, pr(s des oreilles, un tronçon de lanceu en cui pendcit uns penonceaus (v. 3oii|. De tel les -merveille* n- se voient ()ue i^ans les romans de chevaU-rie.
girabt de ROUSSILLON 205
430. Gilbert de SenesgarC parla le premier : il était vaillant aux armes et bon guerrier. ■ Sire, puisque tu as éprouvé » un si grand désastrif, allons-nous en tout droit à Dijon.
I Le château est très fort, avec ses murs et ses terre-plains. n Mandez Bourguignons et Bavarois, formez une troupe
■ de soudoyers. Donnez tout : or, deniers, faanapi, va-
> ses, chandeliers; et,*sï Charles se présente avec ses forces,
■ nous nous soucierons de son attaque comme d'un denier » faux. — Vous éies, » dit Girart, « bon conseiller. ■ Ils chevauchârent toute la nuit. Ils entrent à Dijon par le pont et crient à la porte : « Ouvrez ! portier. » Celui-ci les reconnut et s'empressa d'ouvrir.
43 1 . Girart arriva â Dijon au jour : il descendit au perron, auprès du rempart, et entrd au moutier Notre-Dame.
II demanda à Dieu de lui conserver la vie jusqu'à ce qu'il se fût vengé de Charles. La prière finie, la messe ouïe, il sortit du moutier, joignit sa mesnie et leur parla; il n'avait pas envie de leur faire une mine riante.
432. Ou il trouva sa mesnie, il leur dit : < J'ai perdu B Roussilton, l'antique château : hier soir, à minuit. Char- D les s'en e^t emparé. Il ne Teût pas eu, s'il n'avait usé de
> trahison. Présentement je viens à vous, en ce pays. ■ Ils lui répondent tous, sans qu'un seul hésitât : ■ Sire, honni
> soit qui vous faillira! Charles croit vous tenir, mais la
■ Saint-Denis ' se passera, et sept cents chevaliers auront
■ eu la téie coupée, vos cheveux de noirs seront devenus u blancs, avant que vous soyez par lui chassé de votre » terre. » Girart leur répond : < Seigneurs, merci : c'est au » besoin qu'on reconnaît l'ami '. Le roi Charles, malgré
> sa puissance, aura à se repentir d'être entré dans Rous- » sillon. Ceux qui y resteront y seront assiégés : ils ne ver-