‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 318 sur 406 · Voy. p. 53, n · texte numérisé non relu

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7. On a vu, ^ loS, io5, 11 3, que Belladieu appartenait i Fouque.

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trois cerfs de saison à la Saint-Mathieu ■, quinze vaches grasses à la Saint-André *. llassista au conseil dans la chain* bre du roi, et, une fois dehors, il écrivit une lettre en hébreu et l'envoya à Fouque par un courrier : c Qu'il fasse savoir < au comte Gîrart que Charles et [es siens vont ravitailler > Roussillon. Ce sera pour la Saint-Rettai : ils seront quinze B mille, tant à pied qu'à cheval. > Fouque, apprenant celte nouvelle, loua Dieu : ■ Je tiendrai encore Tétrier au roi » Charles mon seigneur '! ■

440. Fouque va conter la nouvelle au comte Girart qui mande aussitôt Boson, Berart, Gautier, le vieillard de Mont- Escart'. Boson lui amène une troupe vaillante : mille chevaliers le heaume en téie, tous ses hommes. Le messager est parti & temps pour que Charles ne puisse s'en retourner sans grand danger.

441. Girart a donné ses ordres au messager : il a mandé tous ses hommes à la fois. Partout oU il a de bons amis, il les envoie chercher. Il en eut quatre mille avant de se mettre en marche. Avant l'aube du jour, il les a embusqués en un bois fermé '. Le roi, cependant, part pour ravitailler Roussillon. En tête vont les chars conduits par les bourgeois '. Le roi suivait avec ses marquis, quand Girart leur apparut, sortant d'un bols épais. Le roi vît alors qu'il était trahi.

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