‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 317 sur 406 · Voy. g Ho-iib · texte numérisé non relu

Voy. g Ho-iib

• ensuite rencontré à Civaux, près Bordeaux ■■ Là Girart >a mal placé son mereau >.

436. « Nous avons combattu en champ de bataille à Ci- B vaux, là GirarC a perdu Fouchier, son maréchal '. Là Je

■ prouvai sa félonie et sa déloyauté. Ce jour-là il apprécia > ses éperons et soif cheval. « A ce moment lui arriva un messager : « Sire, à Roussillon on est logé à mauvaise «enseigne; dès le premier mois, le sénéchal manque de » tout.

437. « Sire, Roussillon a de mauvais voisins : Giran a 1 son cousin à Senesgart, qui bloque l'entrée et intercepte

■ les chemins. Il ne peut entrer ni marchand ni paysan. Le ' » pain, le vin, l'avoine, leur manquent. — Je ne veux pas, ■ répond Cbarles, ■ être ainsi abaissé. > Il descendit et monta

à cheval au, bas de l'escalier de marbre. Avec lui partirent Garin d'Escarabele ', Gace le vicomte de Dreux et Baudouin^ Le roi ne s'arrêta pas jusqu'à Orléans; là il demande conseil à ses amis.

438. Charles prend conseil avec ses fidèles : il munira Roussillon de toutes parts ; grand sera l'avoir qui y sera mené. Belfadieu le juif ° fut appelé. En cela le roi fît un grand péché, car Dieu n'aime pas les Juifs ni leur compagnie. Partant Charles fut abaissé, vaincu en bataille et poursuivi, ainsi que vous allez l'entendre.

439. En la cité d'Orléans, il y avait un juif qui était fils de Benjamin, fils d'Abel, qui donnait chaque année à Fouque, pour son fief ^, quinze muids de froment autant devin,

I. Voy. p. 189, n. 3, ». Cest-â-dire ■ mal (ou* n Saxons, I, 177 : Celé nuit oui

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