Morettom P. Iv
449. Le fits de Drogoii ' s'en allait battu : personne ne répondait. au cri de son enseigne ■; il portait baissé son gonfanon, dont les franges étaient ensanglantées; il avait tourné les rênes vers Dijon, quand voici venir le comte Boson, avec lui mille chevaliers d'Escarpion. U cria l'enseigne de Mareslon, et dit au comte Girart : « Frappez ferme! > Le comte reprit courage : plein de joie, il cria aux siens : a Chargez, barons! Malheur sur le roi et les siens, ■ Normands, Français et Bretons ! »
450. Don Boson d'Escarpion vint par le champ. 11 était largement fourché % mince dé taille : on ne peut souhaiter plus beau chevalier. Son heaume et son haubert étaient d'une éclatante blancheur ; il avait ceint une épée vieille et bien tranchante; l'écu suspendu à son col était d'os d'éléphant',
' tel que jamais vous ne vîtes si fort et sî léger. Il chevauchaii un coursier gris et avait fiKé à sa lance une oriflamme. Il poussait le cri Marestonl Mareston ! el allait élevant ^ l'enseigne de Girart, abaissant celle de Charles, et lenversant maints bons chevaliers. U demandait Hugues le duc de Broyés; celui-ci,rayant entendu, sortit des rangs, et ils se frappèrent avec une telle violence qu'ils se trouèrent les hauberts et les.... •>, Ils s'enfoncent mutuellement de leurs