‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 330 sur 406 · D«ns P. seul (v. h<)y<j · texte numérisé non relu

D«ns P. seul (v. h<)y<j

2l8 GIRART DE ROUSSil.LON

470. II se rend à Dijon, lui et ses compagnons. Oton lui offrit une large hospitalité. Les sénéchaux et les bouieillcrs ne sont pas regardants : on sert largement paons et grues; les écuyers reçoivent de grandes soldes. La nuit on fait le guet sur le rempart jusqu'au moment oCi sonnent les cloches. Les chevaliers allèrent entendre la messe ; puis Girart sortit, s'assit sous un laurier, et, ayant mandé so 1 conseiller Fouquc, il se fit apporter de l'or et dss deniers, et amener des mulets, des palefrois, des destriers, pour payer les soudoyers. On demanda des hôtes pour les logements, et qui n'en put trouver se mit à la recherche d'un charpentier ', et Girart leurjuraqu'il ferait à Charles guerre et dommage...'

471 . Charles fut à Roussillon ; on ne vit jamais roi aussi irrilé. Il manda à ses Français de se rendre tous auprès de lui. Girart en fut informé la nuit suivante. Il rassemble des sou'doyers, leur faisant savoir qu'ils seraient bien payés en argent et en or \ Il y aura encore bataille, je pense.

47^. Girart fit faire cent lettres, les scella et manda des chevaliers par toute la terre. A qui voulut de l'argent, Girart en donna. Il y en eut bientôt quatre mille qui se dirigèrent vers Dijon. Girart et ses neveux commencent une guerre dontun jour ils seront tous dolents '.

473. Le comte Girart convoqua tous ses barons. 11 envoya ses messagers pour les Bourguignons jusqu'aux montagnes ^i pour les Bavarois et les Allemands jusqu'en Saxe. Partout où il savait un bon guerrier, il le fit aj^lef, lui faisant des promesses et de riches dons. Vous auriez yu sous Dijon, dans les champs, un si grand nombre de tefs de

t. Pour construire un abri temporaire.

1. Le dernier vert de la lîraite qui manque dîna P., esi, pour moi, inintelligible.

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