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" pouillé de nos'génitoires. Vous vous arrangerez comme
• vous pourrez avec lui, mais, pour sûr, vous ne m'aurez
■ jamais ptus pour messager!
467. — Mais d'abord diles-moi, sire moine, comment s vous avez quitté Charles. — A Roussillon, j'ai été, sire, » fort mal reçu. Je lui dis que son avoir serait bientôt ras-
■ semblé et que tu le lui enverrais par tes hommes '. Lui,
■ cependant, se montra furieux contre moi : il dit que vous
> vîntes tout jeune à son père et fûtes nourri par lui mieux
• qu'on ne le fût jamais ; que lui-même, le fils, vous adouba. » Lorsque vous fûtes parvenu à la plénitude de, vos forces,
■ et qu'il s'attendait à être servi par vous, vous avez été le «premier à lui faire du mal. Il ne fera point accord avec
s vous jusqu'à ce qu'il vous ait ruiné de fond en comble et » réduit à vous exiler outre-mer ». ' .
468. — Seigneurs, » dit Girart, « il m'est douloureux » de me voir enlever si vite ma terre. Le roi ne dira pas
■ que je l'aie trahi, puisque je propose de m'engager à rén parer le dommage que je lui ai causé depuis que je suis » chevalier. Maïs il aura moissonné et rentré le blé qu'il ■» sème en son champ, et avril et mai seront passés avant que
> j'aie conclu avec lui trêve ou accord !
469. ■ Moine, sais-tu d'autres nouvelles du roi Char- » les? — De mauvaises, oui, » dit le moine. « Je l'ai en-
■ tendu jurer par Jésus du ciel que, s'il peut vous prendre,
■ vous ou don Boson, il vous ferait pendre comme lar-
> rons [par le pire garçon de sa maison 'j. ■ Girart sourit sous sa moustache : « Puisqu'une démarche comme 0 celle que nous avons faite auprès de lui ne le satisfait pas, B mes barons et mes hommes ont leurs chevaux et le bu- » tin ; avec tout cela nous nous rendrons à Dijon . »
1. Cest, en eftcl, ce que Fouquc a conseillé de faire; voy. J ^by.