‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 335 sur 406 · Voy. pp. 13S, n. 3. el 167, n. i · texte numérisé non relu

Voy. pp. 13S, n. 3. el 167, n. i

5- Lea Bourguignons sont naturellement du parti de Girarl, les Berruyer» sont avec Charles; voy. 8 56,

6, Le sens propre de chasis (casa'.) ressort ici de l'opposiiion à « étrangers et soudoyers > plus neueroent que dans les passages (pp. 53, n. i, ei 70, n. 4) où nous avons déjà renconlré le mâme mot. Les chases sont ceux qui ont obtenu une concession, à titre viager, sur les terres de leur seigneur; voy. Brussel, Traité desftffs, m, VIII, et Guérard, Carlul. de Saint-Père, prolég., p. xixii, n. i,

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il Is lui met dans le corps avec le gonTanon et l'abat mon loia de la selle. Gace laissa tomber de son poing son enseigne au dragon. Ace moment, les gens du roi Charles âécbirent. Ceux de Girart les chassent du champ, et ils les auraient vaincus complètement, quand surgirent vers la droite le vieil Aimon, Pierre de Mont-Rabei et le comte Hugues '. avec une compagnie vaillante. Ils s'écrient: « Tenez bon, bait rons ! Maudît soit ■ cjui fuira devant un Bourguignon ! > L'arrivée de ce secours remplit Charles de joie et Girart et Boson de tristesse.

490, Au moment où le roi fut ainsi secouru par ses fidèles, il ne savait absolument plus quel parti prendre. Il lui sembla que Dieu se réveillait en sa faveur. Voici au premier rang Pierre de Mont-'ïlabei. Onques vous ne vîtes chevalier si bien armé. Il portait un ecu blanc et rouge. -Le premier qu'il frappa fut Gautier MaureiP. 11 lui porta un tel coup à la poitrine, sur l'os fourché, que sa lance en vola en éclats Là vous auriez vu jouter tant de francs damoiseaux I il n'est si bon chevalier qui ne trouve son pair. Les épées tranchent les têtes, et par le champ sont étendus de nombreux damoiseaux dont les heaumes brillent au soleil.

491. Là où les deux «"mécs se rencontrèrent, il n'y eut guère de lance qui ne se brisât. Voici par le champ Pierre de Mont-Rabei, avec lui cent trente-trois * chevaliers; chacun était couvert de riches armes. Là où il vit Girart, il le montra au doigt : « Voyez ici un comte plein d'orgueil qui, » s'il l'avait voulu, serait dans les meilleurs termes avec no- « ire roi, maïs il ne trouve pas en son cœur la force de s'a- » baisser ni de servir un autre que lui-même. » Girart vint au galop par le chaume ; il frappe Gui de Mont-Secret, et

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