‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 355 sur 406 · On a vu plus haut, %l 36o-i, par quels moyens · texte numérisé non relu

On a vu plus haut, %l 36o-i, par quels moyens

7. On s vu plus haut |J 3i3] que le poite désignait- sous le nom de Herupois s ceux d'entre Loire et Seine». Voici, sur laHérupe, un texte qu'on n'a pas encore cité et qui s'ajoute au témoignage, jusqu'à présentunique, que fournit sur cette dénomination géographique, la chanson des Saxons. 11 esc fourni par le préambule d'une curieuse chronique du xitt' siècle : a Segnor et dames, el comencemeni des règnes,

Bertran de vouloir bien chevaucher la nuit, car il y a presse : « Portez à Aupais ce bref, soyez mon messager. » Je [lui donnerai Fouque que je lui ai promis. Pour lui, » l'oi^ueildes Français ' me veui grand mal, et aussi pour » toute ma terre, par la foi divine t Mais je ne veu:t pas » qu'elle tombe entre les mains d'Oudin ni du roi. Et ditesa moi à Girart de n'y pas aller. J'y aî envoyé, en cas de be- » soin. Qu'il n'y ait personne qui ne prenne les armes, sauf » les clercs, les moines et les bourgeois âgés. » Bertrao s'inclina en remerciant et partit au galop. Il trouva Roussillon bien gardé par cinq cents chevaliers aux heaumes tout frais, et par dix mille sergents ou bourgeois, tous empressés à faire tout ce que Girart leur demande.

566. Bertran s'entretient avec Girart et dit â Droon : « Portez cette lettre à Aupaisetà Fouque; qu'ils fassent tout Il ce qui s'y trouve marqué. J'irai après vous à Oridon ; avec n moi viendront mes compagnons, et les hommes de ce fief, » ceux aussi de Dijon. Faites conduire Baudouin et le comte 1' Odon, deux lieues en plaine dans le bois d'Arton', et de là >i aux barrières près de l'Aritenson \ Dans le bois resteront » tous les gens de pied. — J'irai, » dît Girart, « non pas . B vous. — La reine vous mande de n'en rien faire présente- » ment, pour ne pas fournir un grief au roi ; elle prend tout

" quant non furent mis es terres par les Grieus, sachîfi que France fa

n premieremeni clamée Gale; et bien eachîés que ire'tdont Furent .ii), D contrées Gales notnées : la première est |osle les mons de Mongieu, n de la trosques a Sene le vielle; la seconde est de cha les mons tros- 1 ques al Rosne, et la tierce olire le Rosne : si fu clamée Gale lî Belli guene. Et en celi partie si est Hubupe. trosque et règne de Vaccée, n c'est trosqu'a Gascnigne.n (Bïbl. de l'Arsenal, ms. 3ii6, fol. cccj.j

I. L'orgueil des Fran;ais était proverbial ; vcy. les textes cités dans une noie de ma traduction du poème des Albigeois, U, p. 35i, n. t. On lit dans Aiol, v. ii37 {cf. 1771) :

Françoii sont orgueillaiu, detniesurj.

1. D'Aro, L., ce mfme bois est appelé plus loin, J Co5. d'Argon.

î. Voy. p. j54, n. 1, lin de la note 4.

204 GIBART DE ROUSSILLON

B sur elle, » Tout étant ainsi réglé, [Bertran partit au galop '], Benelais de Brian ■ se rendit auprès de Gui, te Hls de Fouchier, le riche larron, et Droon alla, à forcé d'éperons, â Oridoti ; mais le messager de Charles ' y fut le premier.

567. Le messager de Charles dit à Aupais : « Charles, ton » oncle*, le mande de te rendre auprès de lui âAîx : il tedon- » nera pour mari le duc d'Alsace, ou celui des Bretons, qui est D preux et aimable, qui lui a déclaré la guerre à cause de toi >'. n Ainsi la paix sera faite. Et toi, de ton côté, rends-lui Fou- » que. — Que je sois maudite, sijevouslercnds! » dit Aupais. » — Le roi te fera guerre et tourment ; avant que le soleil se » couche, ïlte mettra le siège; et, quand tu verras ravager tes » vergers et tes clôtures, tu ne penseras pas à embrasser Fou- »que. — Messager, va-t'en, c'est trop m'insulter! » Et Bcrart Brun s'en va plein de colère ; il monte à cheval, part au galop et va faire son rapport à Oudin.

568. L^messager du roi était sorti, quand celui de Girart entra. Aupais, qui était en haut, le vît descendre de cheval. Derrière lui, à distance elle vit venir Bertran. De peur le cœur lui trembla dans la poitrine °. Elle fait fermer les portes, et prend les clés. « Eh bien ! qu'aliez-vous faire, Fou- » que, cher seigneur? je vois déjà les enseignes occuper les » hauteurs! — Je n'y sais pas d'autre remède que de me » défendre, en homme qui n'a d'autre choix que de se » faire tuer ou d'être pris. ■> 11 fait couper ses chaînes '', prend un écu, revêt le haubert, ceint l'épée, 11 n'y avait

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