Le comle.Giraci ei fa funime
ment servie. La comtesse a pour elle tant d'amour et de dévotion que, de son vivant, Dieu tit de grands miracles. Un des serviteurs de Uîrart rêva de grandes richesses, mais le comte se refusa à l'en croire, jusqu'à tant que lui-même eût, en dormant, la même vision, au mois de mai, un jeudi comme il faisaii la sieste de midi ; il y avait quinze cent mille marcs d'or, et tant d'argent qu'on n'en savait pas le compte. Tousieschevaliers de Girari en devinrent riches et opulents'.
614, Le comte Girart trouva cette fortune ' si merveilleusement grande qu'il n'y eut jamais pareille. Il la tira de terre en plein jour, non pas au clair de la lune, des vieilles arènes, sous Auiun '. Il la garda entière, sans en rien distraire, jusqu'à tant qu'il l'eût amenée à Roussillon, sur la hauteur. Puis il en fil le départ, d'accord avec la commune. Il n'y a si bon chevalier d'Espagne à Rune * qui n'en ait sa part sans qu'il y eili aucune lésineric.
6 [ 5. C'était un trésor amassé par les Sarrasins '. La com-
t. La diicouverie de trésors cachés sous terre était, au moyen âge, un événement assez fréquent pour que la législation l'eût prévu. De nombreux textes (voy. Du Cange, TuesAUnus; spécifient que les irouvaillet de ce genre doivent revenir au seigneur. On sait que c'est à la suite d'une querelle sur la possession d'un trésor de'couvert dans les terres du vicomte de Limoges que RicharU-Qxur-de-Lion assiégea Chains, où il trouva la mon. Sur la recherche des liésors pendant le moyen âge, on peut voir un mémoire de Th. Wright, dans ses Etsays on archaological subjects (Londres, i)i6i) I, i68 et suiv.
2. C'est le terme de droit pour désigner un trésor découvert; voy. Du Cange, fortun*.
3. L'amphithéâtre d'Auiun, qui était de dimensions considérable», était déjà en ruines, lorsqu'il fut en partie rasé lors de la construction de la route de Moulins à Bale, il y a plus d'un siècle. Ce qui reste de ses sutisiruciions est niainienani recouvert par des terres en culture; voy. Aaimt archéologique, par Us seaéuires de la Société iduenne et de fj commission des antiquités d'Aalun. Autun, iiJ48,
4. Est-ce le Rhin, comme dans la char.son des Satons de Jean Bodel (éd. Fr. Mictiet, I. 90 et suiv.):
3- Cesl-à-dirc un trésor rumonlant à l'époquu gdlli>-romaine.
tesse le sut et en fit bonne part aux pauvres. Girart distribua les deniers au boisseau. Il envoya vingt mille marcs d'or à la reine. Elle en donna à un millier de personnes, dont chacune la remercie en s'inclinant, et le roi en eut la moitié. Fouque, de son côi^. ne lui donna pas le produit d'une béte de somme.
6i6. Fouque fil présent au roi de cent chevaux dont aucun n'était issu d'une bête de somme. Puis on réunit un parlement ; on voulait faire un accord, mais Ûudin et ses parents l'empêchèrent avecceu% qui en voulaientay duc <iGirart manda auprès de lui Pépin : la reine le lui envoya, avec le consentement du roi, et il l'emmena à Rome, avec une suite nombreuse, et là on fit au jeune prince un couronnement tel que jamais empereur n'eut le pareil. Les Romains le re- ' tinrent, s'engageant à le regarder comme leur seigneur, et il garde la terre et la défend.
617. Par le conseil d'Andicas et de Bedelon ', il fut mandé à Girart et à Fouque d'amener le pape en France, pour faire la paix entre eux et Charles. Le pape ne se fit pas prier, car il était parent de Girart, par Drogon '. Charles se laissa persuader par son exhortation, mais Oudin n'y voulut point entendre, non plus que les parents et les barons de Thierri qui repoussent tout accord. Aucun homme de cette famille ne voulut s'y prêter. Le roi prit alors un bon *