‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 401 sur 406 · Cf · texte numérisé non relu

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GIRART DE ROUSSILLOK 3ig

bit ou prieurs. Aussi loin que s'étend la Bourgogne, où est DijoQ, il y a bien peu d'églises qui n'aient pas été fondées par eux. Sainte Eglise fait pour eux deux de grands biens, de grandes aumônes, de grands pardons, et c'est justice, car ils l'ont enrichie '.

676. Si Girart fit dans les premiers temps beaucoup de mal, il l'amenda largement à la fin. Il accomplit une grande pénitence en un moutier bon et riche qu'il fit bâtir lui-même. Il y mit cent damoiselles et y fit un bâtiment pour les moines '. Les clercs n'y font que prier Dieu pour lui et pour dame Berte, son e'pouse. Il leur assigna mille marcs de rente, rien de moins. Celui-là peut s'en convaincre qui voudra y aller voir. Tout homme qui aime Dieu et Jésus-Christ doit bien aimer dame Bene, la duchesse, car elle a fait et fait encore tant de bien. Prions Dieu tous ensemble qu'elle en soit récompensée, la bonne chère dame, la meilleure qui ait jamais été et puisse être.

677. A Vezelai l'abbaye sont ensevelis le duc et la duchesse, selon ce qu'on rapporte. Oyez tous la chanson, joyeux ou affligés, les joyeux pour que les prouesses qu'ils auront entendues les rendent plus aptes à toute prouesse, les affligés pour qu'ils en parlent de science plus certaine et se gardent de faire la guerre et de causer des désastres; pour les uns et pour les autres, a sera profit. En cette chanson est tout écrit comme on peut faire la guerre et vivre en paix '.

t. April avoir parlé des églises fondées par Girart, l'auteur du roman bourguignon dit de mfrae :

Bieo y doit an pour euli prier, lirc'et cbinter.

(Ed. Migiurd. p. 14S,) a.rinterprile ainsi e i /«ij mongier {v. 8974), Il s'agit probablement, d'apris la mention des clercs qui suit immédiatement, d'un monastère double, où les religieux et les religieuses vivaient dans la m£me enceinte, quoique dan* des bâiimenis séparés; voy. Du Cange, uo- HASTaRtUH DUPLEX. Telle était l'abbaye de Sempringham, qui a été célébrée par un poËme satirique; voy. Th. Wright, The political Songt 0/ i'n^faiii, (London, iSSgJ, pp. 137-4801371.

3. La iraduciion de ces derniers vers, dont le texte est en partie corrorapu, est conjecturale.

778. Sept cents ans s'étaient écoulés depuis la n Dieu lorsque cette guerre et l'ambassade ' furent faites, ainsi qu'il est prouvé par beaucoup de témoignages. Cette guerre dura bien soixante ans ou plus '. Que Jésus ait pitié, s'il plait, des morts M...

I. Ambaiisat^ (v. S996). Cela peut se lapporier à l'ambassade de Pierre de Monl-Rabei (J| i35 et suiv.; ou à quelque autre; le sens infme du mol n'est pas sûr,

3. Chiffre évidïTnmeni très exagéré ; voy., pour la durée des guerres successives entre Charles et Gîrart. p. ï6o. n. i.

3. Suivent, dans le ms,, deux vers dont l'écriture est devenue illisible; puis ce \eis: Peniiula scriploris requiescal fessa laboris. Le même vers se retrouve h l'eiplicil d'un Tile-Live de la Laurentienne, avec le imutnxe plena au lieu de fessa, Bandini, Catut.codd. latïnorum. Bibtiolh. Medicete Laurent'.antt, II, 691.

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