Probablement Ps. xxivi, 3J-C
ù. Cf. p. 1C4, n. .
3l8 GIRART DE BOUSSILLON
Les cEuvres sont commencées, les *f;uerres sont finies. L« chanson est finie; j^en suis tout lis. Si tu la tiens à haut prix, toi qui la diras ', tu en pourras avoir bonne paie, en argent et en vêtements. Disons maintenant Tïi'autem Domine ',
(Ce qui suit ne se trouve que dans le ms. de Paris. J
67S. Voici finis le livre et la chanson de Charles et de Girart, les puissants barons, et de Fouque et de Boson, les brabançons '. Les coups qu'on se porta furent si durs et si douloureux que, de pari et d'autre, on en resta éclopé. A la fin, Charles triompha de Girart et des siens. Par suite, celui-ci vécut vingt-deux ans par les champs, ramassant le charbon dans la douleur et dans les pleurs '. Puis il recouvra son duché, par la foi que je vous dois, et vécut en homme bon et religieu*. Il bâtit de nombreux monastères. L'abbaye de Vezelai est un des principaux. Girart et Bene, la bonne dame, firent faire plus de quatre cents églises et les dotèrent toutes richement, en châteaux, en villages, en riches maisons. Dans toutes, ils placèrent des clercs, ab-
1. L'auteur t'adresie au jongleur qui dit la chanson. 3. Formule qui te dit tk la suite de certains oflicei. Le potme de Horn et de Rimel se lermine de atirae :
3. Los Braimansût (v. 69^0). Ce» la premiire fais que Fouque et Boson sont ainsi qualifiés. Il est probable que a brabançon a est ici A peu près l'équivalent ie guerrier. On sait qu'au m* siicle et encore au ivii' Elide on ippelait ainsi des troupes mercenaires, sans doute originaires, au moins, en général, du Brabant. Gautier Map les stigmatiic BOUS Henri II, comme des troupes de pillards, formées de l'écume de la ioàéti (De nugls curialium, éd.Wrighl. p. 60). Richard-Cceur-de-Lïon en eilt beaucoup à son service, et au temps de la croisade albigeoise on les trouve parmi les soudoyers du comte de Toulouse.