IV. — ETAT DES PERSONNES ET aVILISATION LXXXIU
place la description de rarmement de Pierre, qui est chargé parle roi d'un message pour Girart. il n'y est question que de pièces dont le nom et la forme sont connues depuis longtemps. On remarquera toutefois comme une curiosité le haubert fait d'argent et d'or, échiqueté d'un côté, écartelé de l'autre, et qui, en dépit de la nature des métaux dont il était composé, avait assez de solidité pour résister aux traits d'arbalète, et assez de légèreté pour ne pas peser plus qu'un vêtement '. Une arme aussi extraordinaire devait avoir une origine exotique, aussi nous apprend-on que ce merveilleux haubert venait de l'Inde.
A ce propos, on observera qu'ici plus souvent peutêtre que dans aucune autre chanson de geste, toute arme précieuse, haubert, heaume, épée ou même lance (bien que cette dernière arme fût singulièrement fragile), a une origine illustre. En nous faisant connaître les noms des anciens possesseurs de ces armes, l'auteur nous a probablement fourni une liste de personnages plus ou moins épiques, sur lesquels en général nous ne savons rien. J'ai groupé ces noms dans la table* àl'article armes.
Il ne sera pas superflu d'appeler Tattention sur les allusions que le poème renferme à des ruines ou â des objets antiques, que le moyen âge, dans son ignorance gros"
texte il j a le singulier, ce qui méfait croirequ'il n'y avait qu'un bouton et qu'un annuu.
1. Ailleurs, g iSg, il est question d'un haubert qui pesait moins qu'uae gonelle. '
2. Notons ici qu'il eu question, dans la dernière partie du poème, d'un épieu qui aurait appartenu à Arthur de Comouailles (j hqi). Voilà une mention qui ne peut guère Tenir d« la première rédaction
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