‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 57 sur 406 · V. GIRART DANS l' ÉPOPÉE FRANÇAISE XCVII · texte numérisé non relu

V. GIRART DANS l' ÉPOPÉE FRANÇAISE XCVII

dieu de notre chanson. Il est même remarquable que dans une version "inédite de la Mort Beuve d' Aigremont, version qui diSère beaucoup de celle qu'a publiée M. Michelant, Fouque joue un rôle conciliateur tout à taxi semblable à celui qui lui est attribué dans Girart de RoussiUon ' .

Nous avons vu que Girart de RoussiUon avait été-introduit dans l'épopée caroli'ngienne dès le xu" siècle. Etait-il déjà présenté dans le poème perdu de Doon de Naoteuil comme le frère de Doon? C'est ce que nous pouvons considérer comme assez probable, sans toutefois qu'il nous soit permis de l'affirmer. Sur ce point, Renaut de Montauban ne paraît pas avoir innové. Mais le groupement en une seule famille de Girart, de Doon, d'Aimon et de Beuve n'était qu'un premier pas dans une voie où des poètes postérieurs devaient aller très loin. De ces quatre frères, l'un, Aimon de Dordone, avait des fils (les quatre fils Aimon) plus célèbres que leur père. Doon de Nanteuil eut un fils, Gamier de Nameuil, l'époux d*Aie d'Avignon. Garnier lui-même ât souche d'honnêtes chevaliers, et Gui de Nanteuil son fils, Tristan de Nanteuil son petit-âls, ont eu chacun leur chanson de geste. Mais il restait à trouver des ascendants aux quatre frères. C'est ce que fit, au xui' siècle, l'auteur de Gaufrei, qui en même temps porta le nombre des frè-

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