‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 67 sur 406 · VI. — TÉMOIGNAGES DIVERS CCt · texte numérisé non relu

VI. — TÉMOIGNAGES DIVERS CCt

Témoignages tirés de chroniques. — L'immense production épique de la France n'a pas été sans exercer sur l'historiographie une certaine influence. Beaucoup de faits entièrement controuvés ont été admis par des chroniqueurs à qui la défiance et tes moyens de vérification faisaient également défaut. C'est principalement chez les compilateurs d'une époque peu ancienne que les légendes créées par les auteurs de chanson de gestes ont trouvé accès. Certains, à la vérité, n'ont accueilli qu'avec réserve des récits qui étaient manifestement en contradiction avec les données de l'histoire réelle : qu'ils y aient cru ou non, ils nous ont laissé sur l'épopée du moyen âge de nombreux et souvent très précieux témoignages. Voyons quel sont, entre ces témoignages, ceux qui concernent Girart de Roussillon. ,

J'aurais pu classer ici le texte de Philippe Mousket, cité plus haut. Mais, pour la partie où il se trouve, la chronique rimée de Mousket n'est vraiment pas de l'histoire.

Une chronique saintongeaise, composée vers le milieu du xtii* siècle et intercalée dans la traduction du Pseudo- Turpîn faite par Nicolas de Senlis ', contient une longue série d'informations plus ou moins authentiques sur les translations de reliques et de trésors d'églises qui furent effectuées au ix*' siècle afin de mettre ces richesses à l'abri des ravages des Normands. On y lit qu'au temps des incursions normandes, les Hongrois vinrent en Bourgogne et détruisirent l'abbaye de Souvigny ' fondée par Gi-

I. Biblioth. nat., fr. ^714; voy. sur cette chronique V Histoire litlirttirtde Id France, XXI, 741 ; G. Paria, De Pseudo-Turpino , pp. 5i-i; Boucherie, Revue dei langues romanes, 11(1871), p. 119.

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