Voir d-detsut, p. xxvir, note x
CXIV INTRODUCTION
les l'empereur de Constantinople appartient à Tauieur de ta chanson renouvelée, il faut que le poème auquel Jacques de Guise fait allusion ait suivi cette chanson, au moins sur ce point.
Jacques de Guise compilait à la fin du xiv^ siècle, et en un pays où Tusage de composer des poèmes en forme de chanson de geste s'est conservé bien plus tard qu'ailleurs'. Il- est donc probable que le poème dont il nous donne une idée sommaire ne devait pas être bien vieux; présomption qui, du reste, est confirmée par le peu que notre compilateur nous fait connaître de son roman. Une chanson de geste où Girart de Roussillon a pour cousin et auxiliaire Girart de Vienne appartient visiblement à l'époque où les romanciers se plaisaient à établir entre les héros épiques des relations de parenté plus imaginaires encore que ces héros eux-mêmes. Un autre trait distinctif de ce roman, c'est que Girart y était rattaché aux pays belges, tout en restant duc de Bourgogne. Le point de départ de cette idée c^est, si je ne me trompe, le passage de la chanson renouvelée (§ 6), où il est dit que Charles Martel avait octroyé à Girart la Flandre et le Brabant. Remarquons, à la an de la citation de Jacques de Guise, la mention de Badiion et des fondations pieuses de Girart. Est-ce encore tiré du roman perdu ?Ce peut bien être. Je n'ai vu nulle autre part que l'apocryphe Badiion ait été . abbé de Leuze ". Le compilateur a pris de là occasion d'insérer dans ses annales la légende de Badiion ', comme
1 . Hugue Capet, Baudouin de Sebourg, TV» luit de Nanteuil, >es dernièrM luites du roman d'Alexandre {LtVengesmce, de Jean leNiveloit, le» Vœux, le Reuar et le Parfait du Paon) appartiennent â la FlanJre ou aux pays wallons.