‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 84 sur 406 · I. Cf. ci-dCMUtj p. c», n · texte numérisé non relu

I. Cf. ci-dCMUtj p. c», n

s. aTemporibus auiem Caroli magni, «cilicel anno Domini 749, ■ Gîrardui, dui Burgundie cum de uxore sua filium habere non poi" • set... > Voili ce que portent lei anciennes éditions (je cite d'après nue édition de Venise, iSii, fol. 111, col. 1). 11 y a dans une anôeoiie version fran(aiM(Bibl. nal. fr. 81S, fol. 34Ï) : ■ El tens de Cbarion le grant, anno Domini .vip.c. et .xliz. d Grgesse, dans son edition (Jacobi m Voragine Legenda aurea, Dresde et Lipùte, 1846. p. 4i3|, a mis tranquillement a dcclxiz * pour supprimer l'anachro-

CXXXVHI INTRODUCTION

troisième opinion qui est la vraie ; c'est que Madeleine, vivante ou morte, n'avait jamais quitté la Judée.

Le romancier bourguignon, qui ne se fait aucun scrupule de combiner arbitrairement les données de la vie et celles de la chanson, va chercher maintenant, dans le premier de ces deux ouvrages, le début de la guerre dont il vient de conter la fin. Il nous dit (pp. 189-190; vie, §§ 128 et suiv.) comment Charles avait corrompu par dons et par promesses « le chambellan de Girart », puis il se rattache au récit de la deuxième guerre de la chanson, et y prend des événements dont il n'est pas question dans la vie latine. C'est ainsi qu'il nous représente (p. 191) Girart se réfugiant à Olivant, l'Oriren/ ou Aurivent delà chanson de geste (g 3i3}, qu'il suppose avoir reçu depuis le nom de Semur '. Il y a quelques souvenirs lointains du même poème dans le récit de la bataille qui s'engage sous Roussillon entre Charles et Girart, et à la suite de laquelle ce dernier rentre en possession de son château '. De temps en temps aussi

I, Voy. p. 1^4, n. i. Je doute qu'il y ait grand fond eur des notion* géographique* de ce genre. Il est vrai que beaucoup de lieux ont change de nom pendant )e cours du mâyen âge, maïs il esc arrivé susii que des chroniqueurs ou des écrivains à prétentions historiques ont tupT posé des changements purement imaginaires, soit, comme ce peut être ici le cas. pour ideniifier des noms inconnus, soit pour tout autre motif. On trouvera dans la chronique de Jscquea d'Acqui {G. Paris, Histoirt poétique de Chartemagne, p. 5o5) plusieurs de ces identifications de noms erobarassanta avec des noms actuels. C'est de rofroe encore que Girart d'Amiens (G. Paris, ibid., p. 479) suppose que l'ancien nom de la Normandie était- Qfialocant, et que LiËge s'appelait iadis Aumacie.

1. La mort de Fouchier (p. 191; chanson, | 396}, quoique les circonaiences soient tria di&érentes; le chttiment du traître qui avait livré Roussillon et que Fouque pend de ses propres mains (pp. 197-^i chanson, i 90). .

Page 1