ACTE I
je le cachais à tous les yeux, comme l’avare cache ses richesses ?
' NOËL
Valentine, vous ne m’aimez pas.
VALENTINS.
Vous savez bien que mon âme est à vous, sans partage, que vous y régnez seul, et que, si jamais vos lèvres n’ont effleuré ma main, c’est que je ne veux pas faire descendre cette union au rang des liaisons vulgaires. Faire ce que vous me demandez, perdre à la fuis estime, amitié et amour, oui et amour, car vous ne m’aimeriez plus, aussitôt que vous seriez obligé de m’aimer. Voilà ce que vous exigez de moi!... Tenez, si votre demande n'était pas le comble de la démence, je vous jure que ce serait le comble de l’ingratitude !
NOËL
Oh ! non, non, vous ne m’aimez pas !
VALENTINE
Noël 1 allez trouver votre père, dites-lui que ce mariage ferait votre malheur, il vous écoutera, il prendra un autre parti.
NOËL
Vous ne m’avez jamais aimé.
VALENTINE
Silence ! on vient.
Souvenez-vous, Valentine. Dans une heure, un mot et je reste; sinon, je pars et vous ne me reverrez plus. valentine, s’essuyant les yeux.
Ah ! mon Dieu 1 mon Dieu 1