SCÈNE YII
Les Mêmes, ANATOLE, CRÉCY, LE COLONEL GIRAUD, MADAME CRECY, GEORGETTE.
valentine, remontant vei's le colonel.
Eh bien colonel ! êtes-vous content de votre promenade? {Ils entrent. Crécy donnant le bras à Georgette, le Colonel . donne le sien à madame Crécy ; les autres suivent. Les hommes saluent Noël, qui va au-devant d'eux. Les dames
s'asseoient sur un sofa, près de Valentine et se mettent à causer.)
LE COLONEL
Charmante propriété ! madame... et qui me rappelle les plus beaux châteaux de la Bohême. -
CRÉCY, d’un ton musqué, et armmjeant sa o'avate.
Jolie ! jolie!,,. Vous.ne savez pas s’il est arrivé, pour moi^ une dépêche télégraphique, ce soir?...
LE COLONEL
Mon cher monsieur Crécy, voilà trois jours que vous m’adressez la même demande, à la même heure.
CRÉCY
Singulier ! singulier !...
LE COLONEL
Ou changez la demande, ou changez l’heure.
CRÉCY
Juste! juste !...
LE COLONEL, à Anatolc, qrfil prend à part.
Est-ce qu’à la Bourse ils sont tous comme cela ?
ANNTOLE, riant.
Il y a pis.
LE COLONEL
Tant pis... Si nous faisions un whist!
ANATOLE, regardant du côté du sofa, et se dirigeant de ce côté.
Ue quoi diable ma femme s’occupe-t-elle ?
LE COLONEL, qui u étalé des cartes sur la table.
Allons! donnez l’exemple... Tirez! [Il se retourne et ne voitplus Anatole.) Quelle drôle de manière de se tenir !... Décidément, allons, décidément... tous ces pékins-là se valent. {Il va successivement à Noël, à Crécy et à Anatole, les amène à la table et les installe ils tirent, se placent et commencent une partie de xchist.)
MADAME CRÉCv, très-bavarde, et parlant très-vite.
Voyez donc, ces homnaes, comme ils sont aimables !.. les voilà installés autour d’une table de jeu. Ils ne vont pas plus faire attention à nous que si nous n’existions pas. Est-ce que vous aimez le whist-, chère madame ?
VALENTINE
Peu I Je le joue quand je suis nécessaire.
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