ACTE II
NOËL
Mon père, je vous en prie, restez (|uelques jours; il y a si longtemps que nous ne nous sommes vus!
LE COMTE
Tu t’en aperçois ? c’est heureux ! Viens avec moi, alors! tu sais bien que je ne peux pas souffrir ton. Paris.
NOËL, souriant.
Vous en dites du mal parce que vous rte le connaissez pas.
LE COMTE
Bah ! j’y ai passé un an sous la Restauration ; tu sais que je n’y ai pas été heureux, j’y ai perdu ta mère. Et puis, vois-tu, j’ai autre chose à faire là-bas ; nos pommes sont superbes,, cette année, tu devrais bien venir les cueillir.
KOEL.
Ah ! mon père.
LE COMTE
Cela ne te tente pas? non? Tant pis! aussi bien n’ai-je pas fait cent lieues exprès pour te parler pommiers. Jouons donc cartes sur table. Noël, tu as trente ans, où en es-tu de ta vie ?