ACTE III
Oh! pauvre petite, elle est toute mouillée !... Mais vous êtes donc toute seule?... (ÈUe uttiiche le ihantettu de Louise avec sa broche.)
LOOtSE.
Mon papa, ma marraine et ma bonne étaient là ; ils sont partis, je suis perdue.
TALENTING.
Rassurez-vous, je resterai avec vous jusqu’à ce qu’on vienne vous chercher. Comment vous appelez-vous, ma petite amie ?...
LOUISE
Louise !
VALENTINE
Bh bien ! Louise, voulez-vous m’embrasser ?
LOUISE
Moi, je veux bien... mais, pourquoi cachez-vous votre figure?... [Elle étend la main et soulève le voile.) Ah ! madame, comme vous ressemblez à maman, qui est morte 1
Morte ! ta mère?... [A part.) Oh ! mon Dieu !... soutenezmoi !
LOUISE
Embrassez-moi, je croirai que c’est ma mère. [Valenfine l'embrasse et l'entoure de ses bras.) Oh ! mais vous m’embrassez comme elle. Dites donc, madame, qu’est-ce que c’est que ça. . . mourir ?...
VALENTINE
C’est dormir.
LOUISE
Alorï, je voudrais bien être morte, car j’ai de la peine à dormir, et quand je dors, je vois maman en rêve, qui m’embrasse comme vous tout à l’heure...
KERVEN, au dehors'.'
Louise, Louise ! où es-tu ?
LOUISE
Me voici, papa, viens vite... (A Valentine.) Restez, papa sera bien content, parce que, voyez-vous, il aimait bien maman.
VALENTINE, à part.
Oh! l’enfance I... [Haut.] Non, ma petite Louise, on vient