‹ Girofle, girofla drame en cinq actesChapitre 48 sur 72 · SCÈNE PREMIÈRE NOËL, VALENTINE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE NOËL, VALENTINE

Adieu, Valentine.

VALENTINE

Quoi 1 vous partez, Noël ? il y a à peine une heure que vous êtes près de moi et vous me quittez ?. . .

NOËL

C’est vrai, chère, je suis un grand coupable. Le beau plaisir, en effet, que d’aller déraisonner chevaux et politique avec cinq ou six écervelés! Je reste, pardon et merci. Que brodez-vous donc là?

VALENTINE

Une chemisette pour ma Louise.

NOËL

Ah!

VALENTINE

Oui, ma bonne Georgette la lui donnera comme son ouvrage. Elle la portera, et je serai bien heureuse,

NOËL

Comment va-t-elle, celle enfant ?

Il» GIROFLÉ, GIROFLA

VALBNTINE.

Elle souffre... Hier, ik la promenade, elle a été surprise par la pluie. Elle avait chaud, l’humidité l’a saisie, et depuis ce moment elle tousse d’une manière inquiétante... J’attends Georgelte pour avoir de ses nouvelles.

Remarquez-vous qu’ Anatole espace de plus en plus ses visites I singulier garçon, il nous aime cependant.

VALENTINE

Oui, mais Anatole a peur de l’opinion, et puis il est le mari de ma sœur.

NOËL

Ce n’est pas une raison pour faire froide mine à un ami d’enfance, comme il me l’a faite l’autre jour à l’Opéra. Enfin, il faut prendre les gens comme ils sont. Ce jour là, j’ai bien regretté que vous ne fussiez pas avec moi, Valentine, vous qui sentez si bien les belles choses. On donnait Guillaume Tell... Que n’y vehez-vousuo soir?...

VALENTINE

Je n’oserai jamais, je ne suis pas hardie, moi. Si nous étions rencontrés?...

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