ACTE IV
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VALENTINE
Vous n’avez rien de nouveau au sujet de votre candidature?...
NOËL
Mon Dieu, non ! j’ai prié Anatole de s’informer de ça auprès du secrétaire général. J’ai des chances. Cependant le ministre élève, à ce qu’il paraît, quelques objections.
VALENTINE
Ah ! à quel sujet?...
NOËL, embarrassé.
Oh ! je ne saurais trop vous dire.
VALENTINE
Vous ne sauriez... est-ce la vérité, Noël?...
Certes.
VALENTINE, lui tenda)d la main.
Merci de votre mensonge, ami... mais si vous le voulez je vais vous expliquer pourquoi le ministre vous est contraire.
NOËL, vivement.
Non! non! vous vous trompez... je vous jure... cette opposition n’est que momentanée... Du reste, de Cordes, que je devais voir ce soir, au club, a dû dîner hier chez lui et lui en toucher un mot.
VALENTINE
Alors, il faut aller au club. Que ne me disiez-vouscela?... mon Dieu !... si j’avais pensé qu’il s’agissait de vos intérêts, je vous aurais renvoyé.
NOËL
Ma chère Valentine, je suis décidé à rester encore... d’ailleurs, la solitude vous est mauvaise , je ne veux plus que • vous soyez si souvent seule.
VALENTINE
Et moi, monsieur, je veux que vous me quittiez ; vous m’avez obéi, je suis contente. D’ailleurs, Georgette va venir dans un instant... Partez, je le veux.
NOËL, se levant en souriant.
C’est vous qui me chassez ?...
VALENTINE, SOUfiont OUSSi.
Oui, je vous chasse.