‹ Girofle, girofla drame en cinq actesChapitre 7 sur 72 · SCÈNE V Les Mêmes, ANATOLE · texte numérisé non relu

SCÈNE V Les Mêmes, ANATOLE

ANATOLE

Noël ici !

NOËL

Cher ami !... [Ils se serrent la main.)

ANATOLE

Je ne m’attendais pas à cette bonne rencontre. (A Noël qui lui masque sa femme.) Tu n’as pas vu ma femme? GEORGETTE, à Volentine.

Que le disais-je? [Elle s'avance en riant.) Me voici, mon ami.

ANATOLE

Georgeite, le vicomté de...

GEORGEXTE.

D’Ernée... un de tes clients de prédilection.

• VALENTINK.

Que je viens de présenter à madame Germinal.

NOËL

Vu que son mari n’a jamais daigné lui faire cet honneur.

ANATOLE

Moi ! Je craignais... j’attendais... (A part.) Un homme à bonnes fortunes, un viveur, c’est toujours bon à ne pas montrer aux femmes.

NOËL, plaisantant.

Il y a eu préméditation de sa part... Tu ne réponds pas? Atteint et convaiucu... vous le voyez, mesdames.

GEORGETTE

On ne dirait pas mieux au palais.

ANATOLE

Ni moins vrai.

iU GIROFLË, GIROFLA

NOEt.

Allons, défends-toi, prouve ton innocence.

ANATOLE

Je le la prouverai, mais dans le jardin, vu que ces messieurs et ces dames nous attendent pour terminer notre tournée. Georgelle, viens-tu?

GEORGETTE

Nous allons descendre avec Valentine. [Noël regarde Yalentine et lui fait signe de refuser.)

VALENTINE

Je suis uii peu fatiguée de ma journée, je ne sortirai pas.

GEORGETTE

Ah! monsieur le vicomte, votre bras... Anatole tiendra compagnie à ma sœur. [A part.) De cette façon...

NOEL^ lui donnant le bras et parlant très-haut.

Avec plaisir, madame, et nous ferons durer cette promenade-là le plus longtemps possible. •

. ANATOLE, toicssant.

Hum I mais je...

GEORGETTE, raillant.

Et pourquoi si longtemps, monsieur ?

NOËL, regardant Valentine et lui montrant Anatole.

Pour réparer le temps perdu, madame.

VALENTINE, même jeu*

Allons, cher beau-frère, asseyez-vous sur ce fauteuil et entamons une bonne causerie.

ANATOLE, se toui'uant sans cesse du côté de Noël et de sa femme

prêts à sortir.

Permettez, chère belle-sœur, c’est que j’ai promis à Kerven de le rejoindre... MU femme, donne-moi le bras... il croirait, voyez-vous, que je ne m’amuse pasavec lui... mieux vaut que vous veniez avec nous ou que Noël... {A Georgette.) Mais donne-moi donc le bras. ..que Noël reste près de vous... nous serons de retour bientôt... [Georgette lui fait des signes qu’il ne comprend pas ; à part.) Elle a l’air fâché ne pas l’avoir pour cavalier... je veillerai.

NOËL, à Georgette.

Vous le voyez, madame, c’est un parti pris chez lui.

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