‹ GladysChapitre 5 sur 21 · LETTRE A M. HUGUES LE ROUX VII · texte numérisé non relu

LETTRE A M. HUGUES LE ROUX VII

de reparaître à des intervalles plus ou moins éloignés de notre histoire littéraire, toujours aussi vivant, toujours aussi nouveau. On avait tout lieu de le croire mort ce roman d'analyse, il y a quinze ans, lors de cette magnifique eiïlorescence du roman de mœurs qui s'est appelée le naturalisme. Il n'en était rien: l'apparition, en moins de deux ans, de Y Ennemi des lois, de Peints par euxmêmes, de Y Automne d'une femme, à'Hoirès et aujourd'hui de votre Gladys, témoigne que le fil de la tradition qui court d'un bout à l'autre de notre littérature n'est pas prêt de se rompre.

C'est qu'aussi bien le roman d'analyse, dès qu'il est poussé un peu avant, aboutit aux plus profonds, aux plus essentiels problèmes de la vie de l'Ame, et il ne serait pas un plaisir presque national pour notre esprit d'artistes lucides, qu'il serait un besoin pour nos consciences de croyants ou de chercheurs. Cette nécessité logique du genre s'est imposée môme à votre ironie, mon cher Le Roux. J'ignore si vpus considérez ce que je vous dis là comme un éloge

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