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Antécédents héréditaires. — Rien à signaler. >
Antécédents personnels. — Excellente santé jusqu'à 6 ans. À cet âge, rougeole puis scarlatine bénigne. L'enfant se porte ensuite très bien jusqu'à 1 ans. À partir de ce moment il devient obèse, a toujours froid aux pieds, souffre de migraines de temps ‘en temps, et s’enrhume très facilement l’hiver. Il est apathique, ne s'intéresse que peu à ce qui se passe autour de lui. Il est constipé, et ne digère qu’avec beaucoup de difficulté.
Histoire de la maladie et état actuel. 4 La famille trouvant que l'enfant se tient mal, le conduit, sur les conseils du médecin, au docteur Gourdon qui diagnostique une scolose dorsale droite inférieure (deuxième degré) et prescrit un traitement orthopédique. À l’examen, le malade est petit, 1 0. 50, gros, il pèse 64 kilog. 430; les tissus sont épais, lardacés, il y a de la bouffissure des paupières, du refroidissement des extrémités. Le tronc est affaissé, l'enfant est incapable de se redresser suffisamment lui-même, pour conjurer son attitude. Au bout d’un mois de traitement orthopédique, la correction de la déviation n’avançant guère, le docteur Gourdon ordonne le traitement thyroïdien Dès le mois suivant, on constate une amélioration très grande: le poids n’est plus que de 61 RiIOR 100, la taille a grandi de 2 centimètres.
En même temps, le thorax s’est redressé, 1 Ha eent du tronc a disparu, la déviation se corrige d’une façon ap-
parente. Le jenne homme est éveillé, parle, lit, travaille
avec plus de facilité. Enfin, au mois d'avril, quand le traitement est terminé, le poids n’est plus que de 57 kilog. 200 et la taille atteint 1 m. 59. La scoliose est presque totalement guérie et le redressement spontané du tronc se fait sans la moindre difficulté.
Nous remarquons tout d’abord que, sur les six cas obser-
vés, cinq l’ont été sur des filles, et un seul sur uu garçon (obs. VII). Sauf le cas de M. le grofesseur agrégé Etienne, tous les autres malades présentent des symptômes manifestes de myxædème; tous sont apathiques, bouffis, plusieurs sont obèses. Le docteur Gourdon, résumant les fonctions de l’appareil thyroïdien, rappelle que son insuffsance favorise le mauvais fonctionnement des échanges Calciques, et supprime la fonction anti- toxique qui opposait une barrière normale à l'infection, grâce au jeu régulier de la sécrétion interne tyhyroïdienne. La résistance de la colonne vertébrale en est diminuée ; il affirme que la SCO- liose de l'adolescence est due à une fee du tissu osseux vertébral, il s'appuie sur l’avis du professeur Kirmisson qui voit la cause essentielle primitive des déformations osseuses de l’adolescence dans le défaut de résistance du système osseux. Or, le rachis est ramolli chez les hypothyroïdiens, et la colonne vertébrale se fatigue à supporter le tronc en statique verticale ; il se produit d’abord un tassement du tronc, qui est suivi plus tard d’une déviation latérale. Cette scoliose étant occasionnée par l’hypofonction thyroïdienne, le traitement orthopédique exclusif ne peut avoir d’action appréciable qu’autant qu'il sera associé au traitement thyroïdien. Et, en effet, après avoir fait ingérer du suc thyroïdien glycériné, l'’œdème disparaîtra, la colonne vertébrale se redresse au bout d’un temps relativement court. Devant de pareils résultats, on ne peut croire, dans les cas cités, à une simple coexistence des troubles généraux consécutifs à lhypothyroïdie et des déviations rachidiennes.
Après les observations, ayant trait aux scolioses des adolescents, voiei une: observation de genu varum double,