LE FEU DU 12 AOUT
On parle encore dans le quairtier St-Laurent surtout parmi les résidants des environ-s de la gare du Grrand-Tronc, du grand feu du 12 août 1867.
Vers 8.30 heures du soir le feu s'était déclaré dans l'étaible de M. Mathias Grégoire, hôteDier, près de la gare du Grand-Tronc.
En quelques instants, malgré les efforts d'un grand nombre d'hommes de bonne volonté, les
inai,<5ons et les bâtiments environnants devinrent la proie des flammes.
Les maiiisons suivantes furent successivement détruites : celles de M. J. Lawlor inspecteur de bois ; M. Olivier Cauchon, occupée par M. Moutain ; Madam'© Walsh, M. Albert Marquette, M. John Crean, Madame Scales, M. Haimel, épicier ; l'hôtel Victoria, propriété de M. Tofield ; maison de M. Tofield, occupée par M. Hall ; station du feu et de la police, propriété de la ville ; maison du colonel Rhodes, occupée par Madame) veuve Peter Crean; M. Longmuir, etc., etc. Un hangar contenant 700 barils de pétrole et appartenant à M. Langlois, fut aussi incendié.
Dé grandes quantités de bois appartenant à MM. Dobell, John Burstall, Lawlor, etc., furent aussii consuméeis.
L'incendie ne s'arrêta que parce qu'il n'avait plus rien à dévorer. Plusieurs centaines de pieds de chemins de fer furent détruits, de même qu'une partie d'un quai en construction.
Le nombre des maisons incendiées fut de quinze. Plusdeturs hangars 'dt entrepôts furent anitssi détruits.
Deux pompe à incendie avaient été envoyées de Québe<î dès le commencement de rincendie,
mais la marée basse les empêcha de rendre aucun iservice.
Il y avait dans le moment deux vaiisiseaiux de guerre ancrés dans le port de Québec : la frégate anglaise '^ Aurora ^' et la corveittei suédoise '' Norrkoping '\ Les ma[rins de ces deux vaisseaux rendirent de grands services.
La compagnie des zouaves du capitaine Oiroux, de Saint-Sauveiur de Québec, et un détacbement de la brigade du feu de Québec furent des premiiers rendus et travaillèrent énergiquement pour circonscrire le foyer de la conflagration.
Plusieurs des incendiés se trouvèrent ruinés, car les seuls qui avaient des assurances étaient MM. Mathias Grégoire, Mountain, Mme Walsh, Albert Marquette^ 0. Hamel, Tofield, Hall, Rhodes et Mme veuve Crean.
On estime les petrtes causées par ce feu à $60,000.
L'hôtelier Grégoire, dans l'étable duquel le feu s'était déclaré^ tint plus tard hôtel sur la rue Saint-Louis, d'abord dan® la maison de M. Odilon Octeau, puis dans l'ancienne épicerie! Gouleit. Il est mort il y a une vingtaine d'années. Il avait été conseiller de ville plusieurs années.