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L'ESCALIER ROUGE

C'est le 4 juin 1867, croyons-nous, qu'il fut question pour la première fois d'un escalier pour relier le quartier Lauzon au quartier Notre-Dame. Ce jour-là, un certain nombre de contribuables deis de^ux quartiers présentent une requête au Conseil de Ville lui demai dant de leur '^aider" à construire un escalier.

Nous ignorons quelle réponse leur fut donnéie>

Trois années plus tard, le 9 mai 1870, le Conseil autorise lei comité des ehemins à faire dresser le plan d'un escaUer pour relier lès deux quartiers en question.

Le 27 février 1871, le Conseil, par la voix préponJdérante du maire Joibin, déciide d^aCheter, au prix de $200, le terrain de M. Charles iMcK'emzie pour y construire l'escalier.

Le 20 miars 1871, le conseil revient sur sa déciision au sujet du site de l'escalier. On décide d'offrir à M. Laurent Chabot une somme de $60 pour le terrain qu'il possède entrei eeiux de M. Joseph Fecteau et M. Florent Guay. Le Conseil approprie aussi la somme nécessaire pour la construction de cet escalier.

Sous le titre '' Amélioration publique à Lévis ", le "Canadien" du 31 mars 1871 disait :

^' Nous voyons avec plaisir, que le Cornseil Muîiiicipal de Lévis, a adopté une résolution à l'effet de faire construire lUn escalieT lentre la côte et la basse-ville de Lévis, vis-à-vis le quaii de la Traverse pour l'hiver, appelé '^quai Barras", et aboutissant au centre de la ville niêm0.

" Le besoin d'une communication directe et facile se faisait beaucoup sentir en cet endroit, par tous les riches bourgeois demeurant sur la côte, et qui chaque fois qu'ils traversaient le fleuve se rendant à Québec ou en revenant, avaient un long détour d^ chemin à parcourir, V soit pour rejoindre le bateau traversier, soit en revenant pour parvenir à leurs demeures respectives.

'* Aujoud'hui, par l'effet dei cette: louable entreprise, le Conseil de cette ville en faisant dispaTaître ce grand inconvénient sera certainement récompensé par le surcroit de popu- Ir.tion qui y sera attiré pour passer l'été, ear il est à remarquer ici que cette amélioration se fait par la ditei corporation seule et à ses dépens exclusifs ; de sorte que les citoyens de eette ville en jouiront sans avoir non seule^ment aucune taxe à pa^'cr, mais encore sans avoir à payer aucune contribution pour fréquenter le dit escalier.

'^ Trouver un endroit plus 'beau que Lévis en été, où l'air est si x>ur, le point de vue incomparable et où surtout^ la vie est à si bon J marché, est chose impossible, aussi le but de cet entrefilet est-il de rappeler au souvenir des Québécois la jouissance dont ils se privent sans doute par cause d'ignorance. "

Le 24 avril 1871, ou accepte la soumission de M. iCalixte Dion pour la construction de l'escalier " parce qu'elle est la plus basse et la plus avantageuse. "

L'escalier en question porta longtemps le nom "d'Escalier Eouge" parc-e qu'il était peinturé en rouge.

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