‹ Glaucome et Insuffisance RénaleChapitre 10 sur 33 · RAGE · texte numérisé non relu

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Bajardi en rapporte une observation ; le malade était aussi un hypertendu. Les deux cas rapportés par Joseph sont relatifs à des malades ayant une tension de 19-20.

Enfin, Balavoine présente cinq observations.

Les cinq malades ont, avec l’oscillomètre de Pachon, des tensions maxima toutes égales ou supérieures à 20, et des minima oscillant entre 11 et 13. La conclusion d'Alexandre indique que le glaucome hémorragique s’accompagne de fortes tensions artérielles.

Si l’on veut admettre, avec Martinet, que la notion de viscosité est inséparable de celle de tension artérielle, on est amené à étudier les rapports de la viscosité et du glaucome.

D’après Alexandre, on ne peut saisir les rapports entre la viscosité sanguine et le glaucome inflammatoire.

Dans le glaucome chronique et le glaucome hémorragique, les conclusions sont vagues et imprécises. Seule, l'étude du rapport sphygmoviscosimétrique est intéressante. Elle ne permet pas de rattacher le glaucome aigu à l’hypertension ni à l’artériosclérose. Quant au glaucome chronique, on le rencontre très souvent chez les pléthoriques, et non toujours chez des artérioscléreux. Bon nombre ont un équilibre cardiovasculaire normal.

Dans le glaucome hémorragique, sur 3 cas, Alexandre conclut que très souvent ce sont des hypertendus avec hypo-viscosité, rentrant dans la catégorie des hydrémiques et leurs hémorragies peuvent

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en partie s'expliquer par ce déséquilibre entre la pression artérielle forte et la viscosité faible qui résiste peu.

D’après cet auteur, il n’en est plus de même pour le glaucome chronique simple, dans lequel il a recueilli les chiffres suivants : sur 9 glaucomateux chroniques, 8 sont hypertendus, dont 5 très fortement. Un seul présente une tension maxima normale. |

Ces résultats, contrairement à ceux obtenus dans les glaucomes inflammatoires, semblent confirmer ceux de MM. Joseph et Frenkel, qui insistent sur la fréquence des tensions fortes dans le glaucome : chronique. Ils confirment, en revanche, ceux de MM. Terson et Campos (14 cas normaux sur 14 cas), de Bajardi (10 cas normaux sur 16), et de Balavoine (2 cas normaux sur 2).

Mais l’étude de la tension minima permet, dit Alexandre, de faire des restrictions, de même que le rapport sphygmoviscosimétrique. En cherchant les pressions différentielles, on constate que, dans un certain nombre de cas, elles sont suffisamment élevées, traduisant un équilibre circulatoire suffisant.

En résumé, 8 malades sur 9 sont hypertendus absolument. Mais 6 gardant un rapport normal entre la pression maxima et la minima, 4 — bien que pléthoriques — jouissent d’une excellente santé et ne présentent aucun signe clinique de déséquilibre circulatoire. Ce que l’oscillomètre seul permet d’affirmer, c’est que le glaucome chronique s’accompagne de tension artérielle maxima élevée. |

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