‹ Glaucome et Insuffisance RénaleChapitre 11 sur 33 · HIS · texte numérisé non relu

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Dans le glaucome hémorragique, Alexandre rapporte les faits suivants : Il a examiné 2 cas de glaucome hémorragique, dont les observations prouvent qu’il y avait, dans les deux cas, hypertension, l’une très forte (34-14), l’autre moyenne (21-14). Chez ce dernier, la minima était très élevée par rapport à la maxima.

Plus près de nous, outre des observations isolées quelquefois intéressantes, mais en s’adressant à des statistiques portant sur un grand nombre de cas et permettant seules de tirer des conclusions vraiment dignes d'intérêt, nous trouvons la statistique de Charlin, portant sur 75 cas cliniques.

Cet auteur arrive aux conclusions suivantes :

Les malades sont, pour la plupart, des glaucomateux à la période d’état, avec excavation et atrophie papillaire.

La tension est toujours franchement anormale, sans discussion possible sur l'existence du glaucome.

Les observations ont été prises soigneusement avec examen général complet. L’auteur fait ses recherches en partant du principe suivant : L’anatomie pathologique et la clinique ophtalmologique nous font admettre, comme très possible, une relation entre l’hypertension du globe et la lésion vasculaire oculaire. Quand apparaissent les lésions macroscopiques des membranes profondes, cette relation est évidente.

Mais si le processus glaucomateux a pour substratum anatomique une lésion vasculaire, il est dif-

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ficile d’admettre que cette affection des vaisseaux soit limitée exclusivement à l'œil. Si les petites branches artérielles sont malades, il est fort probable que les branches plus grosses, le tronc, présentent des altérations.

Comme examens généraux, l’auteur a employé systématiquement la manométrie, la radioscopie, la sphygmographie et l’examen des urines.

Dans la grande majorité, la lésion aortique, hypertension artérielle, ne pouvaient rester méconnues, même à un examen superficiel.

La localisation clinique prédominante a été l’aortite et l'hypertension artérielle. L’aorte est malade dans 46 cas sur 75. 12 fois l’aortite chronique est accompagnée d’insuffisance valvulaire, 4 fois de rétrécissement aortique et une fois de rétrécissement et d'insuffisance simultanés.

L’hypertension artérielle a été rencontrée 47 fois sur 75 malades. L’atteinte du rein constatable par un examen d’urine anormale (faible densité et traces d’albumine) a été rare.

Mais, dit l’auteur, si nous devons interpréter l'augmentation de la pression systolique comme signe de sclérose rénale, nous devons admettre que le rein a dû être touché bien plus souvent et qu’une étude plus approfondie de la fonction de la glande aurait permis de constater chez beaucoup de malades de la néphrite chronique ébauchée.

La recherche de la constante d’Ambard, par exemple, aurait pu montrer très probablement dans ces cas une déficience rénale au début.

L'auteur admet que, dans les premiers cas qu'il signale, la grande majorité des examens d’urine ont été très superficiels et absolument insuffisants. Il a été surpris, en effet, entre la discordance entre l'examen rénal et l’examen vasculaire dans les 65 premières observations. Aussi, dans les 10 dernières il a fait une étude plus soignée et plus approfondie, qui lui a révélé ce que lui faisait supposer l’état vasculaire anormal, c’est-à-dire l'atteinte fréquente du rein.

La néphrite chronique fruste se présente très souvent chez les glaucomateux, et 15 nouvelles observations publiées par le même auteur témoignent dans le même sens. En somme, on peut affirmer la grande fréquence de la sclérose vasculaire périphérique chez les glaucomateux, et spécialement de la sclérose rénale avec signes plus ou moins marqués de déficience de la fonction glandulaire.

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