‹ GlinkaChapitre 8 sur 12 · MM OT AE HOUR AN SIN NT OI SN T NU A Œ · texte numérisé non relu

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pagnement imite se trouve dans Le Capriccio sur desthèmes russes de Glinka' — qui se marie avec beaucoup de grâce aux valeurs inégales de la partie chantée? ; une fois de plus l'ensemble est de bon aloi, et s'achève par un trio où ce rythme populaire passe aux voix cependant que les chœurs se font menaçants jusqu’au moment où Finn dissipe le sortilège. Cette apparition dramatique du bon magicien et la disparition de la féerie sont rendues de manière assez sommaire. Un quatuor élégamment réalisé, mais sans autre intérêt, clôt cet acte.

Le quatrième commence par un court prélude sur un thème héroïque de marche, emprunté à la scène de triomphe de Rousslân après la mort de Techernomor. Et dès que le rideau se lève, dans les jardins de Tchernomor où les esprits des fleurs et des eaux entourent la dolente Liudmila, c’est l’enchantement de chœurs dont la musique est imaginée et réalisée de la manière la plus magistrale. On se demandera peut-être pourquoi Glinka, qui développe avec complaisance tant de scènes moins intéressantes au point de vue musical, s'est contenté de dix mesures pour le chant des Roussalki qui eût pu fournir prétexte à un ravissant tableau musical — mais c’est la seule réserve qui se présente à lesprit. Après, vient un chœur de fées-fleurs dont le thème est particulièrement heureux, et qui, plus développé ettrès différent de couleurs, offre une égale grâce et un charme aussi prenant. À cet endroit, le rôle de Liudmila, encore que

1 Voir plus loin, pp. 108 sq.

? Partition citée, p. 203.

surchargé comme partout d’ornements et de traits, comporte une partie de chant plus expressive. Et d'autre part l’orchestration, pour rendre l’éblouissement des arbres d'or et d'argent dont les feuilles entrechoquées sous la brise carillonnent, se fait de plus en plus scintillante et haute en couleur. La richesse d'invention dont Glinka fait preuve dans toute celte scène et les suivantes mérite d’être soulignée spécialement, Quelle diversité n'y a-t-il pas entre ces deux chœurs et le doux chœurberceuse de style si fin, frais et populaire — tout proche de celui du chant nuptial de la Vie pour le Tsar — qui leur fait suite ! Et quel contraste encore, lorsque retentit la brutale marche de Tehernomor, un morceau plein de caractère, remarquablement rythmé, original, auquel succèdent sans transition les danses orientales dont l’arrivée de Rousslân et le combat fatal au nain viennent interrompre le chatovant déroulement.

Les danses orientales, même mise à part la prodigieuse Lesghinka, ont une tout autre valeur musicale et pittoresque que le ballet de l'acte précédent. Elles suffiraient à montrer quel sentiment Glinka possédait de l'harmonisation des thèmes populaires, quelle originalité il savait montrer dans le traitement orchestral et quel woût dans sa manière d'écrire.

Dans l’Arabique, la basse notamment, descendant par degrés, dessine sous le motif un trait de quatre octaves dont l'effet est remarquable ".

L Partition. p. 258.

Dans la Lesyhinka, tout serait à citer : au début, la descente chromatique des accords sur le rythme obstiné qui forme pédale‘

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