PRE
une trouvaille harmonique saisissante autant que neuve ; puis, la manière dont est présenté le thème de danse lui-même avec son rythme franc et naïf, dont il est harmonisé, varié, combiné avec le trait du début, puis avec des gammes finement dessinées par le violon; mais surtout la dernière partie où s’indiquent et se résument presque toutes les innovations qui donnent à la musique de l’école russe son caractère et sa couleur : les pédales multiples, la pédale de septième, les harmonies en quartes et en quintes, les entrelacements de rythmes, des emplois particuliers de certains dessins diatoniques ou chromatiques et de la combinaison des deux. Les musiciens avertis ne durent pas éprouver une moindre surprise que devant l’inouïe gamme par tons de Tchernomor lorsqu'ils entendirent pour la première fois, au début de cette partie de la Lesghinka, ceci :