__ ; 989 062. D'où
. Le nombre de globules est N == 4.774.000 La richesse globulaire exprimée | en globules sains R — 1.982.062
La valeur individuelle et moyenne en globule G — 0.414
Ces chiffres un peu simplifiés peuvent être notés sur une feuille de graphique analogue à celles qui sont dressées pour les courbes de température.
Ce procédé très-simple, comme on le voit, permet avec un peu d'habitude de déterminer immédiatement la dose d’hémoglobine du sang. Au bout d’un certain temps on arrive, rien qu'à lu vue, à voir à une teinte près celle qui convient au mélange.
IV. Du sérum. — Après avoir fait connaître les différents procédés qui concourent à l'étude du sang, nous avons encore à traiter un point qui s’y rattache d’une façon si intime, que nous ne craignons pas de dire que de sa perfection dépend l'exactitude des recherches. C’est le sérum.
C’est au sérum que l’observateur devra de pouvoir poursuivre sans encombre ses études.
Un bon sérum doit conserver sans altération aucune les éléments anatomiques du sang; il doit leur conserver leur forme et leur couleur, il doit s'opposer, par sa densité, à cette tendance à se réunir et à s’empiler les uns sur les autres, qui est particulière aux globules rouges.
Il devra aussi, pour ne laisser rien à désirer, ne pas s’altérer facilement au contact de l’air.
Ce sont là toutes les conditions que doit remplir un bon sérum. :
Nous sommes bien loin de partager les idées de M. Grancher et de son élève le docteur Fouassier, au sujet de cette qualité du sérum, qui n’est autre que la déformation du globule rouge (1).
Voici, en effet, ce que dit dans sa thèse le docteur Fouassier : « Le globule rouge de l’homme «est, à l’état physiologique, un corps discoïde, « c'est-à-dire plat, excavé au centre, renflé sur les « bords. Si l’on examine au microscope des, glo- « bules non altérés, on les voit sous différents as- « pects; les uns circulaires, ceux-là sont vus de « face, les autres, vus par la tranche, plus ou « moins inclinés, sont représentés par une ligne, « soit sous forme de bissacs ou d’haltères. Que « l’on fasse une préparation avec un liquide qui « maintienne la forme des globules, ceux-ci se « présentent infailliblement de face ou de profil. CR ART IS OU MCILLCUEES AUSSI, -CSUPPO-=
(4) Fouassier, Thèse de Paris, 1876.
« sons un sérum tel, que les globules rouges pren- « nent sous son influence une forme sphérique; « tous apparaîtront circulaires sous le champ du « microscope... Aucun globule ne peut en mas- « quer un autre et tous deviennent également « distincts à l’œil de l'observateur. »
Il était plus simple de rechercher un sérum qui arrivât au même but sans déformer les globules. Il est, en effet, difficile d'admettre que, pour arriver à faire une étude sérieuse du sang, on doive commencer par déformer ses éléments anatomiques.
Ce n’est pas, du reste, chose facile que de se procurer un sérum remplissant toutes les conditions que nous avons énumérées, et tous les observateurs se sont jusqu'ici préoccupés de cette question sans arriver à un bon résultat puisque jusqu’à ce jour aucun n'a été adopté par tous.
Piorry, en faisant entrevoir une méthode possible de numération indiquait le sulfate de soude comme sérum artificiel.
Vierordt se servait de la solution :
Eau 100 Sucre 2,25 Sel marin 0,18 à 0,17
Montégazza employait une solution de gomme.
M. Potain avait choisi le mélange suivant :
Eau 400 Glycérine 25 Sulfate de soude M. Molassez indique dans sa thèse un liquide contenant :
Se
Solution de gomme arabique donnant au pèseurine une densité de 1,020... 4 vol.
Solution de sulfate de soude et de chlorure de sodium en parties égales, densité 1,020... 3 vol.
M. Hayem, dans sa leçon clinique à la Charité, recommandait les sérums naturels et entre autres le sérum iodé de Max Schultze. |
Le sérum qui est préconisé par M. Grancher, se compose de
Eau distillée 40 g. ou 45 Sulfate de soude cristallisée 1 gr.
Nous ne ferons pas la critique de ces divers sérums qui, du reste, sont pour la plupart peu étudiés. Nous nous occuperons spécialement des sérums de M. Malassez, du sérum de Schultze, du liquide préconisé par M. Grancher et de celui dont se sert M. Hayem et qu’il a eu la gracieuseté de mettre à notre disposition dans les diverses recherches que nous avons entreprises.
Liquide Malassez. — À la suite des diverses numérations faites avec ce sérum nous renonçâmes à nous en servir ; il s’altérait avec une extrême rapidité, et on était obligé de Île renouveler à tout instant ; de plus il déforme les globules, contient rapidement des moisissures, encrasse les instruments, détruit les globules.
Voici les résultats numériques fournis par deux numérations pratiquées successivement avec le sérum de M. Malassez en employant en même temps les méthodes de M. Hayem et de M. Ma-
lassez.
-e— 1° Serum Malassez.
15 mors 1878. A. D. Tasse de lait à 9 heures.
Appareil Hayem. gl. rouges 3,456,000 gl. blancs 7,300 Appareil Malassez. — 4,290,000 — 7,920 Orifice d'entrée &,290,000 Milieu 4,210,000 Orifice de sortie 4,309,000
2° Sérum Hayem.
Appareil Hayem. gl. rouges 3,735,000 gl. blancs 7,400 Appareil Malassez. — &,659,000 — 7,920 Orifice d'entrée 4,672,000 Milieu &,514.000 Orifice de sortie 4, 804,000
Liquide employé par M. Grancher. — Dans une préparation faite avec le sérum de M. Grancher, les globules rouges se présentent sous un aspect globuleux sphérique; ils sont absolument décolorés; quelques-uns, assez rares, du reste, gonflent, ont les bords crénelés, se creusent au centre et disparaissent pendant la numération ou quelques instants après. Au bout de 159 minutes environ, il ne reste plus dans la préparation que ceux des globules rouges qui ont pris dans la solution de sulfate de soude une forme sphérique. Les globules blancs ont en général un contour plus net et conservent une apparence assez normale ; cependant parfois leur bord n'est pas bien limité, est crénelé, et les globules blancs se présentent alors sous l’aspect d’une masse pâle, à
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bord irrégulier, échancré, permettant difficilement de déterminer à quelle variété ils appartiennent et de plus pouvant se confondre avec ceux des globules rouges, qui gonflent et se creusent au centre, que nous avons signalés.
Voici les résultats fournis par deux numérations faites avec le sérum employé par M. Grancher et celui de M. Hayem.
23 février 1878. A. Dupérié. À jeun.
Appareil Hayem. Sérum Grancher 5,115,000 Globules blancs 5,300 Appareil Hayem. Sérum Hayem 5,208,000 Globules blancs 5,300
Pendant que je procédais à la numération de monsang, M. Moindrot voulut bien faire la même étude avec l’appareil Malassez et en se servant du sérum de M. Grancher.
Orifice d’entrée 4,026,000 Appareil Malassez. Milieu 3,973,000 Orifice de sortie 5,544,000 Moyenne 4,921,000 Globules blancs 3,200 410 mars 1878.
Appareil Hayem. Sérum Hayem Globules rouges 5,294,000 Globules blancs 5,000 Appareil Malassez. Sérum Hayem, Globules rouges L,342,800 Globules blancs 5,280 Orifice d’entrée L,290,000 Milieu 4,105,200 Orifice de sortie 4,646,400
Liquide de Mux Schultze. — Ce sérum rétracte
ECTS
les éléments en les crénelant légèrement, mais il ne les détruit pas: il leur donne une couleur jaune. Sa densité de 1,010 est suffisante pour maintenir les globules en suspension et permettre leur répartition égale. Il se conserve admirablement sans s’altérer, il suffit de le filtrer quand il se
salit.
Nous avons toujours obtenu avec ce sérum des résultats analogues à ceux que nous donne le liquide de M. Hayem. L’appréciation que nous en donnons est loin d’être partagée par M. Fouassier; pour lui ce liquide conserve un peu mieux les éléments que le sérum de M. Malassez, mais il s’altère très-rapidement et d’une manière complète, nous sommes obligés d’avouer que cela ne s’est jamais produit pour nous, nous nous servons de sérum iodé préparé par M. Hayem en 1869 et il est aussi clair, aussi limpide qu’au moment de sa préparation, et nous n’y avons jamais observé les animalcules dont parle M. Fouassier.
14 mars 1878. 2 heures de l'après-midi.
Appareil Hayem. Globules rouges 5,487,000 Liquide de Max Schultze Globules blancs 7,000 Appareil Hayem. Liquide Hayem 5,487,000 Globules blancs 7,000 Appareil Malassez. Globules rouges, moyenne 4,306,200 Liquide de Max Schultze Globules blancs 6,600 Orifice de sorte 4,480,000 Milieu &,105,200
Orifice d'entrée 4,197,600
nn
Orifi i Appareil Malassez. . Ris sone LT Liquide Hayem ASE PÈRE Orifice d’entrée : &,174,200 Moyenne 4,316,400 Globules blancs 6,600
Nous n’avons pas parlé des solutions de chlorure de sodium et de sucre. Nous avons donné deux résultats de numérations pratiquées avec ces liquides au chapitre: Numération des globules rouges.
La solution de sulfate de soude employée par M. Grancher, en rendant sphériques les globules rouges, provoque cet accident signalé par M. Meunier (1) qui consiste dans l’inégale répartition des globules, lorsque le microscope ne repose pas sur un plan horizontal. Les globules suivant le plan d’inclinaison iraient s’accumuler à fa partie déclive ; aussi M. Meunier propose-t-il d'ajouter au microscope un petit niveau d’eau qui permettrait d’avoir toujours l'instrument dans un plan horizontal.
Nous n’avons jamais observé cet accident, et nous ne serions pas éloigné de croire que la sphéricité des globules rouges obtenue par la solution de sulfate de soude ne favorise ce déplacement des globules. Le globule rouge étant naturellement discoïde changera difficilement de place dans un liquide qui lui conservera sa forme et lui permettra de reposer sur une de ses faces.
En terminant, nous recommanderons le nettoyage consciencieux de l'appareil, c’est là une
(4) Thèse de Paris, 1877.
| — 36 — des questions indispensables pour arriver à un bon résultat. Aussi conseillons-nous, après chaque numération, de passer successivement, à la potasse, l’eau et l'alcool, la petite pipette qui sert
à prendre le sang.