‹ Gloires de Marie [microforme]Chapitre 9 sur 45 · RITES PURE PV TE RENE ESS ET · texte numérisé non relu

RITES PURE PV TE RENE ESS ET

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à son peuple ; Marie nous dit la même chose :

on, quand même, par impossible, une mère oublierait son fils, il n’arrivera jamais que je renonce à ma tendresse envers une âme qui est ma {'ie.

Marie, est notre Mère, comn : nous j'avo is dit, non par la chair, mais par l’amo :r - Je suis sa Mère de belle dilection. C’est donc unichement e1 raison de sa tendresse à notre égard qu’elle est notre Mère : et voilà, remarque un auteur, pourquoi elle se glorifie d’être Mère d'amour ; NOUS ayant adoptés pour ses enfants, elle est toute amour pour nous. Qui pourrait expliquer l’amour que Marie nous porte parmi nos misères ? Selon le même auteur, en assistant à la mort de Jésus-Christ, elle brûlait d’un extrême désir de mourir avec son divin Fils pour l’amour de nous. Ainsi, ajoute saint Ambroise, pendant que le Fils mourait pour nous sur la croix, la Mère se présentait aux bourreaux, toute prête à donner également sa vie pour notre amour.

Mais nous nous ferons une plus juste idée du grand amour de cette bonne Mère envers nous, si nous en considérons les motifs.

Le premier, c’est son immense amour pour Dieu. Selon saint Jean, l'amour de Dieu et celui du prochain, sont l’objet du même précepte : C’est là un commandement que nous avons reçu de Dieu : celui qui aime Dieu, doit aimer aussi son frère ; aussi ces deux amours sont toujours unis, et l’un ne peut grandir sans que l'autre grandisse d’autant. Voyez les saints, qui aimaient Dieu si ardemment, que n’ont-ils pas fait pour le bien du prochain ! Dans leur désir de le sauver, ils en sont venus jusqu’à exposer et sacrifier leur liberté, et même leurs jours. Leurs histoires sont pleines de traits de la plus héroïque charité. Afin de venir en aide aux peuplades barbares de l'Inde, saint

François Xavier gravissait en rampant des montagnes escarpées, et allait à travers mille dangers, trouver au fond des cavernes les malheureux qui y vivaier:t comme des bôtes sauvages, et qu’il voulait amener à Dieu. Dans ses missions aux hérétiques du Chablais, saint François de Sales se hasarda chaque jour, une année durant, à passer une rivière en se cramponnant des mains et des pieds sur une poutre parfois couverte de glaçons, afin d’aller sur l’autre rive prêcher ces obstinés. Saint Paulin se fit esclave, pour rendre à la liberté le fils d’une pauvre veuve ; saint Fidèle de Sigmaringen s’estima heureux de perdre la vie en prêéchant la vraie foi à un peuple hérétique. Comment les saints ont-ils pu pousser si loin l’amour du prochain ? c’est qu'ils aimaient Dieu très ardemment. Or, qui l’a plus aimé que Marie? Elle a plus aimé Dieu au premier moment de sa vie, que ne l’ont aimé tous les saints et tous les anges dans tout le cours de leur existence, comme nous le ferons voir au long en parlant de ses vertus.

D’après une révélation de la bienheureuse Vierge elle-même à la sœur Marie-Crucifiée, le feu dont elle brûle pour Dieu, mettrait en cendres en un instant le ciel et la terre, et au prix de ses ardeurs, toutes celles des séraphins sont comme le souffle d’un vent frais. Si donc, parmi tous les esprits célestes, aucun n'aime Dieu plus que Marie, nous n’avons ni n’aurons jamais personne, Dieu seul excepté, qui nous aime plus que cette tendre Mère. Quand même on réunirait l’amour de toutes les mères pour leurs enfants, de tous les époux pour leurs épouses, de tous les saints et de tous les anges pour leurs protégés, tous ces amours n'égaleraient point ensemble celui que Marie porte à une seule âme. La tendresse de toute les mères pour leurs enfants est une ombre en comparaison de celui qué Marie porte à chacun de nous, assure

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