‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 108 sur 278 · GUS · texte numérisé non relu

GUS

dans le ventre, i on devine ce que cela veut dire. Dériv. guemouillard, guemouillère.

OUERNUy adj. <* Grena : c J'avons de l'aveine qui n'est pas bien guemue. »

GUETTER, V. act. — Signifie simplement regarder : « Quoi qne tu guettes-là ? i C'est l'extension naturelle du sens du mot français.

Anciennement, on écrivait gaiter, gaitier, du subst. gaite, veilleur, sentinelle :

Quatre gaites en la tor

Qui veillent la nuit et le jor.

Floire et Blanc, v. 1703.

GUEULE, n. f. — Visage, figure : « Il a une drôle de gueule. — Donner à quelqu iin un coup à travers la gueule. »

Anciennement, ce mot ne se prenait pas toujours en mauvaise part ; exemple :

Fromons s^cn ist defors a la meslée, Ses enfants trovc gisant gole ba6e.

Garin, V. 1096.

De moic part Tamiral rouverés Que il m^envoit .m. espreviers mués...

Et de sa barbe les blancs grenons mellés, Et de sa geule .un. dents maisclers.

HuoN,v.2347.

Il Etre de la gueule ^ sur sa gueule, être gourmand.

GUEULU, adj. — Gourmand; formé à^gueule, comme jfOiiZii da V. fr. goule,

GUEUSAILLE, n. f. — Gueux, gueuse.

GUIBOLLE, Gulllebaude, n. f. — Longue jambe, par mépris : « Range tes guibolles, tu m*empôches de passer, i

GUISIER, n. m. — Gésier; v. îr.juisier.

Si resavés, biaus genius, Comment 11 juisier Ticius S'eflforcent ostoir de mangier.

Rose, v. 19506.

GUITE, n. propre. — Marguerite, par abréviation.

GUSTIN, n. propre. — Augustin^ par aphérèse.

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