APP
travaux de la moisson. L'Académie donne aoùteron, mot tombé en désuétude :
La verdure jaunit, et Cérès espiée
Trébuchera bientôt par javelles ciée
Sous V aoùteron halé
Baïf.
APPÂTÉE, Appatelle, n. f. — Nourriture : « Les oiseaux apportent Yappatée à leurs petits — Une bonne fermière sait donner Y appâtée aux petits poussins. »
Il Nourriture empoisonnée que Ton donne à un animal nuisible.
APPATELER, v. act. — Donner Yappatée : o Voyez cette hirondelle qui appatelle ses petits. » Anciennement, nourrir abondamment, faire faire un bon repas :
Des ans il y a demy douzaine Qu^en son hostel de cochons gras Me apastela une semaine.
Villon.
Du y. fr. past', latin pastum.
a Boir sanz manger estpast à grenoulles.» (L. de Lincy, Prov.) a Le past terminé, au son de ma musette, mcsureray la musarderie des musarts. » (Rab., Pant,, liv. 3.)
APPËTISSER, V. n. — Exciter lappétit : « Goûtez de ce jambon, ça appétisse. d Le français a conservé appétissant.
APPOI, n. m. — Soutien, appui. On met des appois à un arbre chargé de fruits, à une meule qui penche, à un édifice qui menace ruine.
APPOUSSER, V. a. — Pousser vers : o Appousse-moi le pain. »
APPOTER, V. act. — Appuyer.
11 s^apoia as murs d^àraine biz.
Et vit les rotes des Bordelois venir.
Garin, V. 170, Nicolete o le vis cler S'apoia à un piler.
Auc. et NicoL, p. 260.