‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 13 sur 278 · ARE · texte numérisé non relu

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ARGENT, n. f. — ail m'a payé en bonne et belle argent.»

ARGENTEUX, adj. ^ Qui a de l'argent : « Ce qui maintenoit vos peuples argenteuXf faisoit vivre et employer les pauvres.» (Var. hisl., et Litt. m .)

AK6ILIÉRS, n. f. — Endroit, terrain d'où l'on tire Yargile. Mot très bien fait qui manque à notre langue.

ARGOT, n. m. — Ergot. « Argot, qu'on dit aussi ergot (car le français en plusieurs dictions met e pour a, comme eppeler pour appeler), est le crochet cornu qui est par derrière la jambe du coq.» (Tr. de Nicot.)

Près de la ville d'Eu, e se prononce a dans les mots où il est suivi d'un r et d'une autre consonne ; ex. : a Vart, parère^ Piarre, vert, perdre, Pierre. Au XV"» siècle, c'était la prononciation parisienne» dit Marot. Villon fait rimer part avec pard (perd), page 85; haubert avec la plm part, p. 35; Robert avec Lombart, p. 96, etc. Pervenche s'est dit parœnche ; cercueil, sarqueu; gerbe, garbe; apercevoir, aparcevoir :

« Aparcéurent sei que l'arche fust venue en l'ost.» (Rois, p. 15.)

« Deixxgarbes de blé. » (Rois, inlrod., p. 80.)

« Pourquoi toutes ces frairaes-là? A quoi est-ce que ça vous ^arJ? » (Mol., Méd. malgré lui.)

AR60TIR, V. n. — Ergoter. Quoique contraire aux règles, l'étymologie argutari parait fort probable.

a Pour un rien vous vous argotez^n ( Vadé, la Pipe Cassée, )

ARG0nil4LARD, adj: — Querelleur ; qui aime à disputer, à contredire.

AR60UILLER, v. n. — Disputer, contredire, se quereller.

ARKANGER , v. n. — Ne faire rien à t3mps , être toujours en refard, soit pour les semailles, soit pour la moisson.

ARKANGIER, adj. — Négligent, qui ne finit de rien. Un cultivateur qui ne sème pas à temps, ({ui récolte après les autres, est un arkancier. Dans le Berry et h Beauce, on appelle arcandier un petit commerçant qui fait tous les métiers pour vivre, et qui tire le diable par la qfaeae.

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— Aenesas srve ^sradif i est

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