S18 MAR
MARCANDIER, n. m. ~ Homme .qui fait tous les métiers pour vivre ; pauvre hère.
MARCHANDER QUELQU'UN, loc— Discuter un prix avec quelqu'un : « Je ne veux pas vous marchander, ce sera cent francs. »
MARCHE i MARCHEZ i — Interjection employée pour affirmer, encourager, menacer : a Je ne viendrai pas vous déranger, marchez ! — n ne veut pas payer, mais marche, je vais le poursuivre. » Ce mot revient sans cesse dans la conversation. (V. Allez et va.)
MARCOU, MARCOUR, n. m. — Matou. Au fig., amant, souteneur de femmes de mauvaise vie : « Puis qu'elle ne veut pas travailler, qu'elle aille retrouver ses marcotis, »
Bclaud cstoit plus accointable Que n'est un petit chien friand.
Et de nuit n'alloit point criand Comme ces gros marcous terribles.
Du Bellay, /«mj? [rustiques.
Les gros marcous s'entreregardent.
Ou de leurs griffes ils se lardent.
ScARRON, Virg.<t Travesti,
MAR60ULETTE, n. f . — Visage, mâchoire : « As-tu vu sa belle margoulette ? — Je lui ai donné un coup à travers la margoulette, » De mar = mal, et de goule.
Je trouve dans Roger de CoUerye margoulUr dans le sens de casser la figure, de mettre \2i gueule à mal,
Besoiug seroit, par cry impérial.
De margoidler sans appel ou répliques
Telz séducteurs
Bail,, I.
MARGOT, n. propre. — Marguerite ; petit nom familier. Comme Catin, Cataut, ce root désigne souvent une femme de mauvaise vie. On donne aussi le nom do Margot à la pie, et par métaphore, à une femme bavarde.
Dans Ronsard (!'<» églogue), Margot est poétique ; il changeait L^ même, comme dit Boileau :
Lycidas eu Pierrot, et Philis en Toinon.
Art. Poét,, II