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MARfiOnSSER, T. act. — Mâchonner, manger salement.
MARIBRAIT, n. f. — Rouge-gorge. A la campagne, on a pour cet oiseau une sorte de pieux respect. Lui nuire, c'est presque un crime pour nos paysans; les enfants môme, qui sont sans pitié, épargnent son nid. Lorsque le froid sévit, que la neige blanchit les toits et couvre les champs, on lui ouvre la fenêtre ou la porte de la maison, et le petit oiseau vient familièrement ramasser les miettes de la table.
Ce respect, il faut l'attribuer à cette gracieuse légende :
« Quand Jésus portant sa croix s'achemina vers le calvaire, tous ceux qui avaient vécu de sa parole s'étaient enfuis. Seul, un petit oiseau, auquel, le jour de la Cène, il avait jeté quelques miettes, suivait la victime et ses bourreaux. Seul des amis du fils de l'homme^ il assista au lamentable drame du Golgotha. Quand Jésus sentit approcher sa délivrance, il baissa les yeux vers le buisson dans lequel l'oiseau agitait ses ailes, et lui dit : « Tu es béni, toi, qui n'a pas abandonné celui que son père lui-môme abandonna ? » Alors, volant sur la tôte du crucifié expirant, l'oiseau détacha une épine de la couronne ensanglantée et l'emporta dans son bec, et une goutte de sang qui suintait de la sainte relique descendit sur sa poitrine, et la décora du plus glorieux des stigmates.» (Légende bretonne qui explique pourquoi la gorge de cet oiseau est rouge.)
Marihrait doit être composé des vieux mots mari, marri, triste, et du substantif brait, cri, clameur, lamentation,^ par allusion au petit cri plaintif de cet oiseeu solitaire.
A Poix (Picardie), le rouge-gorge s'appelle foireuse, nom qui s'explique facilement quand on a vu la place où se pose habituellement cet oiseau ; à Grandvilliers, rotrouille ou routrouille,
MARICHA^ n. m. — Maréchal : a I faut m'ner les k'vas au maricha. »
Il Coléoptère. Le lucane-cerf, qu'on désigne aussi sous le nom de cerf-volant. Les paysans nomment sans doute cet insecte maricha à cause de sa couleur noire. On sait que les marichas n'ont pas souvent le teint blanc.
MARJOLE, n. f. — Terme de jeu. Aux dominos, deux joueurs qui, à la fin d'une partie, comptent le même nombre do points, on(
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marjoky et la partie est à recommencer. En certains endroits, on dit barjole, en d'autres, parjole,
Etyra, probable : par, pair = égal, eXjole, qui serait une corruption de jeu ?
HARJOLE, HARJOLES, n. f. — Caroncule qui pend sous le bec des dindons et des coqs. (V. Nappe. \
Il Grosses joues, double ou triple menton.
HARLE, adjectif. — Mâle. On trouve dans le v. fr. masle^ malle, marie. Pour Tintercalation des lettres parasites l et r, voir le mot harler : « Un biau marie, un biau marie de puches. » un vilain bomme.
HARLE, n. masc. — Marne. On a vu combien fréquemment une liquide est remplacée par une autre liquide.
Dériv. marier, marleux, marlière, mnrlon, morceau de marne.
« L'an 1438 furent .v. acresde terre mallées de blanc malle, n {CiXé parL.Delisle.)
« El ainsi allant et traversant parmy ce bois, vint tomber dans un puits k maries. » (N. Fabrique.)
« En la maison d'un gentilbomme estoit une chienne de bien
que l'on jetta dans une marlicre, pour cause qu'elle avoit esté mastinée. » {N, Fabrique.)
MARMITE (Avoir la clef de la), loc — Se dit de quelqu'un qui, par mégarde, s'est mis de la suie aux mains ou au visage.
MARMITÉE, u. f. — Ce qui est contenu dans une marmite : a Une marmitée de soui)e, de i)ommes de terre. »
MARQUE, n. f. — Mesure pour le bois de charpente. Il y a deux sortes de marque : La grande qui contient 300 chevilles, et la i)etitc qui n'en renferme que 96. La grande marque égale 0,71 décistères, et la petite ManyM€ 0,23. (Dccorde, Oav, cité,)
Il Bois de marque. Bois de charpente.
MARQUER, V. n. — Laisser tremper le marc de pommes, pour que le cidre soit plus fort.
MARTI AU; n. m. — Marteau. On a vu par de nombreux exemples que la terminaison eau se prononce iau, 11 fa ut exceptef quelques mots.