ATT
cin^ a^s ; j[e }qs cptapa?e aveoques celay à*<isUurB ; cobiUmi 4^ feis ce n'est plus moyl» (Montaigne, liy. m, 13.)
a Ces Messieurs d'Espagne, encore qu'ils soient nos bons amis et bons catholiques, ne sont pas marchands à un mot, et ce n'est pas d'4 cfi9f^ km^^' » j(]!4énippôQ, p. 101.)
AflTROLOGUI, n. m. ^ Homme prétentieuse, suflSsant, qui sait tMit, qui Goanait tout, comme ceux qui prétendent lire
Bur le front des étoiles
pe .()[ue U {UMt 4eB temps enferma dans ses voUea*
Laj., II, 13,
AT*, p. po^.-^ A ta, devant les noms féminiiis qui eoi^niâQD^iiit par ui^e consonne : « J'ai parlé a( femme. »
Il Atn\ à ta, à ton, devant une voyelle ou un h muet : « Ya atn' affaire. — Dis atn* homme de venir. »
ATELLK, n. f. — ^ Copeau, morceau de bois de chauffage. Nos bûçhero^is se servent souvent de ee mot fort usité dans la vieille langue :
De lor lances ont fet asteles et tronchons .
Gui de Nanteuil, v. 2806.
Des lances volent en asteles,
Renart.
Du latin assula, astula, rognure de bois, planchette. Fr. mod. attelle, Astele avait donné asteler, briser, voler en éclats.
ATRAINER, v. act. — Attirer, entraîner.
Un banc estoit de sablon amassé Voisin du bord où Francus fut chassé.
Mont de falaise et de bourbe attrainée.
Ronsard, Franciade,
Calvin (Inst. 22); Baïf(Poés., p. 235) ont aussi employé ce mot.
ATTAQUER, v. act. — Attacher : « Attaquez votre cheval à ce poteau.»
Dès l'origine, attaquer et attacher avaient le même sens ; ils ne différaient que par la prononciation ; ex. : « Antiochus ne demandoit qUQ (|i^ly;iô oc<;a3i9n de %! attacher (s attiiquei;) ^^f, Romains. »
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« H'tuêufmm pas ces exemples ; noos n'y arriverieiis poi&l.» Ne nous attachons point à ces exemples, etc. (Mont., liv. III, p. 10.)
▲TTKINfi&S> V. ad. -^ Gonj. ind. noas atteindmt, Tont oMmidez, ils atUtindent ; imp. yaUUindaii, etc. ; sobj. que )'mttêiniAey etc.; plar. que nous atteindions, etc. Comp. avec camplaindons, astraindons, plaindist, ataindist, de complaindre, astraindre, plaindre, ataindrey tonnes quelquefois usitées att XU^ el Xn^ sièok. (V. Bmrguy, n, p. 236 et suiv.)
ATTELÉE, n. f. — Ce mot signifie la moitié de la Journée d'un ouvrier : « D a travaillé une attelée, » c.-à-d. depuis le matin jusqu'à midi^ ou de midi jusqu'au soir.
Il Se prend dans un sens erotique; pour l'explication, voir la soixante et onzième Nouvelle desC. N. N.
ATTELURE, s. f. — Attelage, c Une belle attelure. »
ATTIFAILLES, n. f. — Objets de toilette, mise tapageuse : «Votre femae avait toutes ses attifailles à la fête. «^ Sa fille, superbe en son attifage bourbonnais, était grandement fêlée. » (6. Sand, les Maîtres Sonneurs, )
ATTISÉE, n. f. — Quantité de bois que Ton met au feu : « Il fait froid, mattez-nous une bonne attisée. i^
ATTITELLE8, n. f. — Instruments, outils : « En partant, n'oubliez pas vos attivelles.i*
SUl faut qu^el ait mal aux mamôles, II usera bleu deux semelles, De courir fera tous ses efforts Pour lui cercher des attivelles.
Ane. poés,, I*', p. 25.
Mot de fantaisie dont on peut rapprocher attirantons qui a le même sens : a Le savetier les met dans sa poche avec ses formes, cuyr, alesnes, et autres attirantons, tourne bride, s'en va à sa maison faire gaudeamus.y> {N, Fabrique,)
Il n'est pas douteux que attivelles vient de attifer, et que attirantons est un diminutif du fr. attirail.
ATUIBJB, v. a. — Tutoyer : « Nous sommes gens de connaissîmce, nous nous atuisons.i>
s» AUS
Il Donner une leçon, adresser une réprimande : « Prends-garde, ta vas te faire cUuire, »
AUBEBfiSR, y. a. — Loger et nourrir les voyageurs pour de l'argent. Mot directement formé de auberge.
AUHONDE, n. f. — Aumône.
AUMONIEUX, AumAnler, ère, adj. — Qui aime à faire Taumône, charitable. Aumônier, qui est un mot excellent, très usité jadis, tend à disparaître de la langue académique.
Einz ert sainte et religiose Et debenere et avtstnoniere.
Vie de Saint-Alexis^ v. 65.
Ton nom demeure vif, ton beau teint est terny.
Piteuse, diligente et dévote Yverny,
Hostosse à Tétranger, des pauvres ausmoniere.
D'AuBiGNÉj Trag.
AURIPIAUX, n. m. plur. ^ Mal d*oreilles, signalé par des pellicules ou piaux aux oreilles.
AUSSI .... GOMME, loc.— Aussi que : « Il est aussi riche comme toi.» Tournure fréquente dans la vieille langue :
« Dites au Veau qu'il demeure encores avecque vous jusqu'à ce qu*il ait de mes nouvelles, et que je le tiens aussi hardy en chemise comme s'il avoit sa cuirasse sur le dos.» {Lettre du roi Charles VIIL Bull, du Bibliophile ; juin 1875.)
C^estoit jadis chose bien rare Que de veoir un abbé ignare :
Aigourd^hui il est si commun Que cent mille atdssi bien comme un
Se trouveront
Marot, I*"^ coll. (VErasme,
Au XVII"« siècle, M"« de Grignan écrivait : « Je voudrois être aussi jolie comme il est sûr que je suis à vous. »
6. Sand n'a pas dédaigné cette locution familière à nos paysans : c Nous arrivions là aussi savants les uns comme les autres, ne sachant point lire, écrire encore moins. » (Les Maîtres Sonneurs.)
Il Aussi, non plus : « Je n'irai point au marché prochain. — Ni moi aussi. »