‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 152 sur 278 · MOR · texte numérisé non relu

MOR

a Le monnier est au moulyn, car la roue commence à rôtir (ro-

tare.) » (Paisgrave.)

MONT, n. m. — Monceau, tas. On dit à un domestique : € Vous irez aujourd'hui éparpiller les monts de fumier. »

Mettre de la vesche, du foin, du trèfle en monts, c'est-à-dire en petites meules. Mettre en coqs ou coquerons offre le même sens. (V. Coqueron.)

Mettre quelque chose en un mont, en un seul tas ; lombar en un mont, etc. : « Qui adonc vit gens.... trébucher l'un sur l'autre, dix ou douze en un mont. » (Froissarl.)

MONTER (Se), v. réfl. — S'élever, en parlant d'une construction : « Votre maison commence à 5^ monter. »

Il Se procurer, acheter [yen à peu ce qui est nécessaire : « Nous n'avons pas beaucoup de meubles, mais nous nous monterons peu a peu. »

Il Etre bien ou mal monté, se dit d'un fermier qui a de bons ou de mauvais chevaux. Avoir quelque chose en petite ou en grande quantité : a Avez-vous des poiriaus dans vo gardin ? — J'en su bien nml monté,

Il Monter de grade, en grade. Corneille a dit monter d'état :

Dedans saint Innocent il se fit secrétaire, Après, montant d'ctat, il fut clerc d\in notaire.

Illusion Com., I, 3.

MONTOIR, adj. — Pied monloir. Pied gauche du cheval, du côté que l'on monte.

MONTRER^ V. act. — Enseigner : « Monsieu l'curai montre el latin à min fius. »

MORGIAD, n. m. — Morceau.

MORDURE, n. f. — Morsure.

M0R6DARD, Morgueux, adj. — Hautain^ qui prend des airs de suflîsance^ faiseur d'embarras.

Si vous ne m'arrachez des mains De quelques morgueursiiûmmainfi...

Théophile, Requeste au Roy.

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