MOR
a Le monnier est au moulyn, car la roue commence à rôtir (ro-
tare.) » (Paisgrave.)
MONT, n. m. — Monceau, tas. On dit à un domestique : € Vous irez aujourd'hui éparpiller les monts de fumier. »
Mettre de la vesche, du foin, du trèfle en monts, c'est-à-dire en petites meules. Mettre en coqs ou coquerons offre le même sens. (V. Coqueron.)
Mettre quelque chose en un mont, en un seul tas ; lombar en un mont, etc. : « Qui adonc vit gens.... trébucher l'un sur l'autre, dix ou douze en un mont. » (Froissarl.)
MONTER (Se), v. réfl. — S'élever, en parlant d'une construction : « Votre maison commence à 5^ monter. »
Il Se procurer, acheter [yen à peu ce qui est nécessaire : « Nous n'avons pas beaucoup de meubles, mais nous nous monterons peu a peu. »
Il Etre bien ou mal monté, se dit d'un fermier qui a de bons ou de mauvais chevaux. Avoir quelque chose en petite ou en grande quantité : a Avez-vous des poiriaus dans vo gardin ? — J'en su bien nml monté,
Il Monter de grade, en grade. Corneille a dit monter d'état :
Dedans saint Innocent il se fit secrétaire, Après, montant d'ctat, il fut clerc d\in notaire.
Illusion Com., I, 3.
MONTOIR, adj. — Pied monloir. Pied gauche du cheval, du côté que l'on monte.
MONTRER^ V. act. — Enseigner : « Monsieu l'curai montre el latin à min fius. »
MORGIAD, n. m. — Morceau.
MORDURE, n. f. — Morsure.
M0R6DARD, Morgueux, adj. — Hautain^ qui prend des airs de suflîsance^ faiseur d'embarras.
Si vous ne m'arrachez des mains De quelques morgueursiiûmmainfi...
Théophile, Requeste au Roy.