PER
PELET, n. m. — Un petit poil : « Je ne veux pas qu'il y ait un pekt sur mes habits. »
Au fig. rien : « Il a mangé tout son bien, il ne lui en reste plus un pelet, •
Ce root marque la négation absolue : a II n'y a pas un peUt d'herbe dans ce champ/»
« Je vous luy couperay les couillons toutrasibus du cul. Il ne s'en faudra un pelet, » (Rab., Pant,, III.)
PELU, adj. — Dans la langue française, ce mot est synonyme de poilu. En patois, il signiûe un malin, un homme résolu. On dit : c C'est un pelu, » comme nous disons familièrement en français : C'est un gaillard à trois poils. Çomp. avec patte-pelu, fourbe, rusé.
Dans La Fontaine, le chat et le renard sont deux francs pattespelus.
PENDRE, V. n. — Dépendre : « Il ne pend qu'à lui d'empêcher cela.»
S'emploie particulièrement dans cette phrase : a La table est serrie, il ne pend plus i[ue de dîner, » il ne reste plus qu'à dîner.
PENEUX, adj. — Penaud : « Qui fut bien pesneux, ce fut le secréuire. » (Marg. d'Angoul, p. 227.)
c Et s'en revint le pauvre Jean de Beaux peneux comme un
fondeur de cloches. » (N. Fabrique.)
PENSER, V. n. — Manquer de, faillir : « Il a pensé tomber. — Il a pensé se ruiner. »
PEPÉRE, n. m. — Père, terme enfantin. (V. Memère.)
PÊQUE, n. f. — Pèche. Dériv. pêquer, pêqueux, pequerie. Delà aussi des noms propres, comme : Pesqueur, Lepesqueur.
PERCHE, n. f. — Perce : « Mettre du cidre en perche. » Dériv. percher, qui a un sens plus étendu qu'en français, ex. : a Être perché par la pluie, ou simplement être perché, » être mouillé jusqu'aux os.
PERDU (Sentir le), loc. — Etre sur le point de perdre : « Allons, tu sens le perdu, » dit un joueur à un autre. Etre sur le point de se ruiner : a H ne pourra rester dans sa ferme, il sent déjà le perdu, »
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PÉRETTE, n. f. — Fille de mauvaise vie.
PÉRI, n. m. — Péril. (V. Avri, mo,lico, etc.)
PERLUQUER, v. n. — Manger peu et délicatement. Ce mot est d'origine italienne, et vient de pilucare qui, en dialecte de Sienne, signifie manger un raisin en clioisissant les grains dans la grappe, ou des cerises en les choisissant à Tarbre. En gascon, pélttca a le même sens. Je rattache à perlngu^r l'adjectif esperlucat, dédaigneux, difficile, mot que je n'ai trouvé qu'une fois :
Car les esprits esperlucats
N'y pourront que mordre ne rire.
^ Ane. Poés., t, IV, p. 38.
PERLUQUEUX, adj. — Délicat, difficile dans le manger.
PERPOS, Porpos (À), loc— A' propos : a Et sur ce porpos un de
nos poètes... a dict. » (Ménippée, p. 280.)
PERQUE, n. f. — Perche, baliveau coupé et dépouillé de ses branches; diminutif ;)é*ryM^^
Il Grande perque, femme grande et maigre. Etym. latine pertica^ à moins que l'on ne préfère perça qu'on lit dans les Tables Eugabines : « Perça ponisiater Juibituto.9 (Que les jwmmiers puniques aient une perche ou un tuteur.)
PERTRIR, V. act. — Pétrir; pour l'intercalation de lalettre r, voir harler,
PESAGHIS, n. masc. — Semaille ou récolte de pois, vesce«et lentilles.
PESAS, n. m. plur. — Tiges de pois ou de vesce desséchées, battues et liées.
n Le suppliant se muça en un soiier en ladite maison, et se bouta dedens un tas de pesaz. • (Voir Du Gange, au mot pesait.)
PËSERIE, n. m. — Champ où l'on a récolté des pois.
PET AU, n. masc. — Peton, petit pied : « Viens cauffer tes pé^ taux. »
PÉTAUCHER, v. n. — Courir, marcher en faisant du bruit arec ses péluux ; se dit des enfants.