BAL
BAGNOLE, n. f. — Voiture, charrette en mauvais état ; pour banniole, de banne.
BAGOU, n. m. — Faconde gasconne, loquacité intarissable, a Bagou de commis-voyageur. » (Voir Fillustre Gaudissart de Balzac). Bagou forme débagouler. Etym. ba, particule de dépréciation, et goule, gueule.
BAIL, n. m. — Fait au plur. bails. On dit de même travailla bétaih, vitrailê : « Après les 6at7< finis.» fLoysel, cité par Littré.)
BAISER, V. act. — Avoir commerce avec une femme. Dans la vieille langue littéraire, je ne connais que Melin de Sainct-Gelays qui ait donné à baiser ce sens erotique.
Je ne suis beau ny advenant.
Je suis malheureux de tout poinct ! '
-» Ouy, si tu ne la baisois point.
Œuv.Poét,, t. II, p. 230.
Voir encore pour ce mot la cinquième Sérée de G. Bouchot, 1. 1®"", p. 197.
Il Attraper, duper. « Il m'a baisé une fois, c'est assez. »
BALANGHOIRE, n. f.— Conte, mensonge : « Va conter ailleurs tes bcUanchoires. »
BALER, V. act. et neut. — Décharger ; « Baler un tombereau rempli de fumier. »
Il Verser : « Le chariot a balé en tournant. »
Il Être chargé, accablé , « Les pommiers 6a/^7i^ de pommes.» Dans ce dernier sens, baler est synoyme de abaler qu'on a vu plus haut.
BALIER, V. act.— Balayer.
L^air estant balié des froids soupirs de bize.
Agrippa d'Aubioné.
< C'est jetter son argent dans la rivière.... quand ayant basti une grande et superbe maison, elle demeure vuide par faute de revenu, et qu'il faille employer plus de temps à la ballier qu'à en labourer les terres. » (Oliv. de Serres).
Nous lisons dans le dict. de Trévoux : « Balier, balayer. Ces deux mots sont bons tous deux^ mais balier est plus en usage que balayer, par ce qu'il est plus doux à l'oreille : Ex : « Balier une chambre»—