‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 216 sur 278 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

8INTIR> V. acl. — Sentir ; part, passé, sentu.

Par 'Dieu, aire Auboyn, m'espée &yez sentue.

Aye d'Avignon, v. 600.

Si J'ai mon temps mal despendu. Fait Tay par conseil de folie ; Je m'en sens et m'en suis sentu Ez derreniers jours de ma vie.

Ch. d'Orl., Bail.

« C'est an maître ouvrier, il m'a arraché une dent et je n'ay point sentu de peyne. » (Palsgrave.)

C'est une faute, dit H. Estienne^ de dire sentu pour senti. Cependant sentu se trouve encore dans le Dict.de rimes de Richelet (1781.) Le dériv. consentir fait également œnsentu, et repentu au lieu de repenti est encore en usage : a II s'est repentu d'avoit fait ce marché. »

Plusieurs fois se sont consentues Aucunes dames par amours.

Qui puis s'en sont bien repentues Et en ont fait maintes clamours. ^

Ane. Poés,y III, p. 215.

Faillu, de faillir, se trouve dans Eust. Deschamps (p. 246) et ^//fi, de bouillir^ dans Villon (p. 106.)

SINVRE,n. f. — Sanve; sénevé bâtard qui croit dans les jachères.

SI PEU QUE RIEN, loc. — Très-peu.

SIROTEUX, adj. — Sirupeux; du fr. siroter,

SISSITE (Faire), loc. — Expression caressante pour faire asseoir un petit enfant.

SOIE, n. f. — Scie : « Et sachiez que en flun de Nile est une manière de dcifins qui ont sor le dosuneeschine autele comme 50t>> dont il ocientle cocodril. » (Brun. Lalini, cité par Litlré.)

Il Soie de long, grande scie manœuvrée de haut en bas par deux ouvriers, qu'on appelle soyeux de long.

SOIFFARD, adj. — Ivrogne. Soiffeur, môme sens.

SOIFFER, V. n.~ Boire comme un ivrogne : «Il aime bien mieux ioiffer que travailler, i

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