TIR
TIED ! TIED ! TIEU ! — Cri pour appeler les vaches : a Toutefois (ainsi effarouchées) elles les rasseurent, les appellent, tieu, tieu, Margot, tieu, tieu, tieu, » (N. Fabrique.)
TIGNACHE, n. f. — Tignasse ; chevelure épaisse et mal peignée.
TIGNEUX, adj. — Teigneux.
« Là nestoyent que troys tigneux et ung pelé de légistes, v (Rab., ,PaiUa;., n, 5.)
Femme trop piteuse
Fait souvent fille ligneuse.
Cité par H. Estienxe.
On ne peut guérir un tigneux.
Ane. Poés., tome III, p. 189.
Jusqu'au XYII^ siècle tigne et ^n«. sont également usités.
TIGNON, n. m. — Bardane. Cette plante a été ainsi nommée par ce que ses fleurs tietinent comme une teigne aux habits.
TIN, Ten, — Pron. poss. — Ton : a On dit que tin neveu va se marier. » Devant une voyelle ou un A muet, on prononce ^n : « Va faire fn ouvrage. »
Ten dans Tancien dialecte picard était le cas régime de tis, ton.
De ten service te paia
En ce que men corps te donna.
R. d. S. G., 823, 4 ; cité par Burguy.
TINTSRELLE, n. f. — Petite cloche; du fr. tinter.
TIOU I TIOD ! — Cri pour rappeler les cochons à Tétable.
TIPONNER, V. act. — Faire quelque chose avec lenteur. Comp. avec lentiponner.
Il Toucher à tout, déranger tout ; en ce sens ce mot ne s'applique qu'à un homme vétilleux qui s'occupe de détails inutiles.
Dériv. tiponnier, ère, n. m. et f. — Tatillon, personne méticuleuse.
TIRANDER, v. act. — Tirailler.
TIRE, n. f. — Action de tirer, trait : a II y a de la tire pour monter la côte.
Il Cheval de tire, cheval de trait.