ÉTR
ÉT&AMER. — Ajoutez : Comp. ce verbe avec estramùr, paill«, fourrage^ forme très-approchante da patois :
Eu viex estramier fu muciez.
Et en Testrain fu seul laissiez.
Rou, V. 8039.
<r Par estras, » loc. ancienne que Ton trouve dans Bran de la Montaigne avec le sens probable de dispersé, en désordre, a la môme origine que les mots patois éteniir et étramer :
Il et si compaignon qui s^en vont |>ar estras^
Et si nU nul d'eulz qui soit point granment las.
Bmn de la Mont.^ ▼. 357.
Cette locution rappelle encore à Tesprit le strata viarum, de Virgile ; par estras, peut-être par les chemins.
ÉTREITLER (S*), v. réfl. — Se ruiner : c X. . . n'a pas assez d'avances peur réussir dans s'ferme, i s'étretUera. » — En Basse-Normandie, étreuler signifie jeter sans ordre, en monceau.