FRA
FABRIQUEUX, n. m. — Celui qui fabrique, invente; en mauvaise part : c Un falniqueux de fausse monnaie. -— Un fabriqueux de mentiries. > Fém. fabriqueuse.
FAIRE À DEUX, loc. — S'associer pour le jeu, pour un marché, une entreprise quelconque.
FÂNIS, n. propre. — Stéphanie, par aphérèse. Comp. Fanie avec l'anglais Fanny,
FÉDÉRIG, n. propre. — Les anciens textes donnent souvent Fâ/rû au lieu de Fredis, Fédéric = Frédéric.
FIABLE. — Ajoutez : M. F. Baudrj me fait justement remarquer que ce mot n'est pas la corruption de féal^ mais tout simplement Tadjectif verbal Ae fier, comp. aimable, etc.
FIN DES FINS (& la), loc. — Enfin, en dernier lieu : ft A la fin des fins, nous sommes tombés d'accord.»
FOnÉE. — Ajoutez : Dicton : « Faire une fouée de mariage. » faire un feu qui ne dure pas longtemps.
FOUTRIQUET, n. m. — Petit homme remuant et prétentieux. Fotriquet, dans le patois de Montbéliard, signifie chétif, merdeux, polisson. (Y. Contejean.) Le maréchal Soult^ taquiné trop souvent par M. Thiers, avait donné à ce fameux homme d'Etat le surnom de foutriquet, à cause de sa petite taille.
FRAIKTHEITME, n. f. — Humidité, rosée abondante : « N'allez point ce matin vous promener dans chés camps, il y a trop de fraiktheume, i On distingue bien dans la première partie de ce mot
FRI to
Tadjectif frais,lmsis il est difficile de donner lorigine de la seconde partie.
FRAIS, Fralqne au fém. , adj . — Ce mot n'a pas le sens du fir. frais, fraîche. Il signifie trempé par la pluie, percé jusqu'aux os : « J'ai été prins par l'orage, et je reviens tout frais.
FRILLEUX, ense, adj. — Frileux; les { sont mouillées. Dans le Berry, friUer signifie avoir froid. (Y. le comte Jaubert^ Glossaire du centre de la France.)
FRIPOUILLE, n. f. — Gens de rien : « N' fréquente point st'/hpauiUe-lk. »
Il Objets de nulle valeur. « On revend Ganconat, mais tout son mobilier, c'est de la fripouiUe. »
En dialecte lorrain on dit frapouille. Ces formes sont des variétés de frapaille qui désignait une vile multitude et particulièrement des gens inaptes à la guerre :
Si ne soiomes pas tenu En rester ne en la bataille Ne por garçon ne por frapaille.
GuilL de Paleme, v. 1793.
La gent Herbert ne sont mie fraipaille.
Raoul de Cambrai^ p. 43.
Ez vous Charlon poignant par la bataille.
Ne sambloit pas estre rois de frapaille.
Enf. Ogier, y. 5401.
L'origine de ce mot est frape^ ruse, tromperie : *■ Se dr ne set Renars de flrape
Il iert chéoz en maie trape.
Renart, Variantes^ 165.
Çomp. encore avec les vieux mots flepe, frepe, ferpe, fripe, filocbe, lambeau, qui ont donné fripier, fripon ; en sorte que fripouille signifie exactement un tas de (ripons.
24 GLA
GADROniLLER, V. n. — Travailler dans Feaa; Caire an travail dégoûtant. Gadrouille, femme sale, débauchée.
GAILLE^ n. f. — (Les { sont mouillées) Moule à fromages. Il Yirole : « J'vas cheuz le serrurier faire mettre une gaille à m'fourquefile. »
GÂLOnRIAIJ^ n. m. — Garçon de ferme, même sens que Cassier.
6ARIGN0N, n. m. — Fruit qui n'arrive pas à maturité; pommes, poires pierreuses, même sens que Ca/ignon.
GAUGHIER, ère, adj. — Gaucher. Dans Rabelais, gauschière est un qualificatif qui s'applique a un objet qu'on tient de la main gauche : « Une raquette gauschière. »
GERGON. — Ajoutez : Locut. prov. : a Locher son poirier de gergon, » Caqueter à double râtelée, comme disent nos vieux auteurs. Dériv. Gergonnière, femme bavarde.
GERGONNER CONTRE, Après quelgu^on, loc. — Crier contre
quelqu'un, médire d'une personne : « Que les dooCeurs de chambre et de table ne prennent point icy un degré trop hault pour eulx, c'est de gergonner contre le Maistre céleste, auquel il nous convient tous de donner audience. » (Calvin.)
GIVANNE, n. f. — Femme mal bâtie; s'emploie toujours avec le qualificatif grand : « Que grande givanne ! »
GLAITDE, n. propre. — Claude : « Des remes-glaude. >
Au temps de Glaude^ Temperesse
Ane. Poés., VII, p. 237.