‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 27 sur 278 · BIT · texte numérisé non relu

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bizcazier qu'on troave avec le même sens dans les Contes normands d'Alcrippe, sieur de Neri en Yerbos. « Il continua tout le temps... à tuer, machacrer, meurdrir, égorger, rompre, biscazier, et abattre oyseaux. • {N. Fabrique.)

BISG-EN-GOIN, Blst-en-coin, loc. adv. — De biais, de travers, d'un coin à Taùtre.

BISGOTER, V. act.— Terme erotique ; comp. avec bécoter. « Et les moines, quelle chère font-ilz ? Le corps-Dieu, ils bùcoterU vos femmes, ce pendant qu'estes en romivage. (Rab., Garg, 1.^45).

BISQUE, Bique, n. f.— Mauvaise jument, rosse. Il Aufîg., femme méchante, acariâtre. Comp. bisque avec l'ancien anglais baiske^ aigre.

BISSA, n. m. — Bissac. De même sa, au lieu de sac, bé, pour bec^ $éy sec, etc. C'est ainsi que dans beaucoup de mots, le c final ne se fait pas sentir en français : jonc, cric, accroc, tronc, etc : « Et il sifflait toujours les laupettes tant et si bien, qu'il arriva vite au fond dnbro.n (B. d'Aurevilly, V Ensorcelée.)

BISTALOT, n. m — Gâteau grossier.

BISTOUILLES, n. f. p. — Contes, récits graveleux : a Dire des bistouillts » .

BITTE, n. m. -^ Membrum virile. On trouve dans la Condamnacion du Bancquet par Nicole de la Chesnaye : « Aussi avez-vous belle bide ?» Le bibliophile Jacob prétend que ce mot est un terme d'argot qui signifie trogne, face enluminée, et au fig. membre viril. — Ce mot est quelquefois un terme de tendresse, d'affection, et souvent les ruraux le prononcent sans songer à mal. Ainsi une bonne vieille dira à un grand garçon qu elle a vu naître : « Comment vastu mon pauvre AiWe ? )) — Est-ce que l'empereur Auguste, au dire de Suétone^ n'appelait pas ainsi le poète Horace : homuncionem lepidissimum, purissimum penem'^ Pott a rapporté ce mot au breton piden, biden = pems, kymri, pid, pointe.

BITTE-DE-ROBIN, n. m. — Gouet, plante qu'on appelle aussi pied de veau. Ceux qui connaissent cette plante devineront sans peine pourquoi on l'a ainsi nommée.

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BITTER, y. n. — Se toucher, terme de jeu. Deui palets qui se touchent bitteni.

BLANC, n. m. — Peuplier ainsi nommé à cause de son feuillage pâle; adjectif pris substantivement comme les mots français tremblé, sanglier, coursier; lat. tremula (populus), 5tn^u/art« (porcus), cursor (equus.)

BLASSSR, y. act. — Panser, essuyer une plaie avec un linge mouillé.

BLiQUE, adj. — Blet. Pomme, poire blèque : « Ils cueillirent

poires molles, pommes blecques.T^ {N. Fabrique.) On a donné de ce mot plus d'étymologies qu'il n a de lettres. (V, Littré, au mot blet.) Ne pourrait-on pas le rapprocher du grec pXàÇ, lâche, mou, quoique cet adjectif n'ait qu'un sens moral ? Blacte (lâche) se trouve dans R. de Collerye :

Tous gens flatteurs sont gens dyaboliques.... En faulx semblant hlactes et baziliques.

Ballade^ I.

D'où éblaquer : « Votre femme, votre moitié d'arrogance et de tout, et dont la fierté est maintenant aussi éhlaquée que cha ! répondit-il en frappant de sa gaule ferrée une motte de terre qu'il pulvérisa. » (B. d'Aurevilly, YEnsorcelée,)

BLÉRI, n. m. — Champ où l'on a récolté du blé.

BLINDER, V. n. — Avant de commencer à jouer au but ou à la butte, les joueurs jettent leurs palets. Celui dont le palet est le plus près du but joue le premier ; c'est ce qui s'appelle blinder,

BLINGUER, V. n.— Pencher, vaciller; môme sens que berlinguer qu'on a déjà vu.

BLO, n. m. — Bloc. Grosse pièce de bois sur laquelle les bouchers hachent la viande.

Il Morceau de bois qui sert à ahloquer. (V. ce mot.) Il Siège fait avec une bille de bois, qu'on place généralement dans un coin de la cheminée. « Assieds-toi sur le blo », dit-on à un enfant.

BLOUQUE, n. f. — Boucle. « A lui, pour deux courroies de cuir

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