GAI
GACrOUX, n. m. — Homme chagrin, sournois. « C'est un cagaux qui ne veut voir personne. — Estoit lieutenant du prevost un gros yillain comme un cagoux, » (Journal de Paris, sous Charles YI et YII, dans La Curne.) Pour Tétym. de ce mot, V. Michel, Hist. des Races Maudites.
GAHONNER, v. act. etn. — Passerson tempsàdesvétilles,ne faire rien qui vaille. Dériv. cahminier, cahonnière. Dans la vallée de la Bresle, du côté d'Aumale, on appelle cahans de vieux bouts de cordes que les enfants s'amusent à détordre pour faire des balles à buquoires. De là cahonner.
GAHOUETTE, Gahuette, n. f, — Petite corneille dite choucas. Au fig., belle cakouette\ qualification injurieuse. En certains endroits cauvette : « Comillarts, cauvettes,ei autres petits oyseaulx qui hantent les bois et les champs. » (N, Fabrique.)
V. fr. cakuaille, race de chats-huants : « Hors delà carrière; hors de mon soleil, cahuaille, au diable.» (Rab., Pant., liv. HI.)
GAHUTER, V. act. et n. — Même sens que cafuter et cahonner, Dériv. cahutier, ère.
GAILLARD, n. ra. -— Caille trop jeune pour être tuée.
GAILLEBOTTER, v. n. — Se dit des pommiers, lorsqu'ils fleurissent lentement, sans vigueur, et que leurs feuilles sont attaquées par les chenilles.
GAILLEU, n. m. — Caillou. « Mont-à-Cailleux, » nom de localité.
GAILLOUTER, v. act. -— Lancer des pierres à quelqu'un^ accabler de coups de cailloux.
GAINE, n. f. — Chaîne ; lat. catena : « Et de par M. de Bourguongne, le Louvre fu enforchié et les rues de Paris freméez de bonnes liches et caynes. (Chron. norm., p. 373.)
Guenes li fels, en caienes de fer En la citet est devant le palcis.
Ch. de R0LA.ND.
GAINE, n. f. — Cruche : « Tant va la caine àl'iau, etc.» Dériv.